3 gestes pour sauver une vie
A l'occasion des XXe Journées européennes, la Société française de cardiologie rappelle l'importance de reconnaître un arrêt cardiaque et de réaliser au plus tôt les 3 gestes qui sauvent. 50.000 Français décèdent prématurément d'un arrêt cardiaque chaque année, soit 130 morts par jour (dix fois plus que les accidents de la route).
Dans sept cas sur dix, l’accident survient en présence d’un ou de plusieurs témoins, mais moins de 20% d’entre eux pratiquent les gestes qui sauvent. Concrètement, face à une personne qui perd connaissance (elle tombe et ne réagit pas) et dont la respiration est irrégulière ou inexistante (sa poitrine ne se soulève pas), il ne faut pas perdre une seconde :
1) Appelez le Samu en composant le 15 (ou le 112 en Europe) ;
2) Réalisez un massage cardiaque ;
3) Défibrillez si un défibrillateur automatique externe est à proximité. Si ces 3 gestes (ou 2 en l’absence de défibrillateur)
sont immédiatement réalisés, les chances de survie augmentent et la victime peut être sauvée. Dans certains cas, l’arrêt cardiaque est précédé de signes annonciateurs. Sachez les reconnaître pour agir le plus tôt possible. Ces signes sont ceux de l’infarctus du myocarde : douleur thoracique intense et brutale, sensation d’oppression, d’écrasement, d’étouffement, irradiation de cette douleur dans le bras, la mâchoire. Là encore, pas une seconde à perdre, réalisez immédiatement les 3 gestes qui sauvent.

Auteur : ISABELLE EUSTACHE
Source : XXe Journées européennes de la Société française de cardiologie, 5 janvier 2010.Source image : Fotolia












