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3 millions de consommateurs de drogues injectables dans le monde ont le sida

 

Ma santé

 

Plus de 3 des 15,9 millions de consommateurs de drogues injectables de par le monde ont contracté le sida, s'alarme la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) dans un rapport publié vendredi.

 

Un homme se pique une veine avec une seringue

Source photo : Martin Bureau [AFP/Archives]


Les toxicomanes séropositifs sont particulièrement nombreux dans cinq pays: Chine, Malaisie, Russie, Ukraine et Vietnam, selon le rapport diffusé en vue de la Journée mondiale de lutte contre le sida (1er décembre).

Mais la "tendance est à la hausse" en Afrique, au Moyen-Orient, en Amérique latine et dans la plupart des régions d'Asie, selon l'organisation basée à Genève.

En Europe orientale et en Asie centrale, jusqu'à 60% des consommateurs de drogues injectables sont ainsi contaminés par le sida. Pourtant, dans plusieurs des pays de ces régions, des législations stigmatisent ces personnes, les répriment ou les excluent, déplore la Fédération.

Elle considère que les politiques qui entravent l'accès aux toxicomanes à des services de conseil, prévention et traitement, "constituent autant de violations des droits de l'homme".

"Il n'existe pas de disposition du droit international des droits de l'homme qui fasse mention des personnes qui s'injectent des drogues", reconnaît une porte-parole de la Fédération, Sadia Kaenzig.

"Cependant, les droits de l’homme s'appliquent à tout le monde, y compris aux personnes consommatrices de drogues et à celles incarcérées du fait de leur addiction", poursuit-elle, citant notamment la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 qui fait mention au droit de toute personne à jouir du niveau le plus élevé possible de santé physique et mentale.

Selon le rapport, un "élément clé" pour éviter la transmission du sida chez les toxicomanes est "la fourniture d'un +lieu sûr+", comme les salles d'injection qui existent en Suisse, aux Pays-Bas, en Espagne, en Norvège, au Canada, en Allemagne, en Australie et au Luxembourg.

"Ce type de programmes, comme les salles d’injection, met les agents de santé en contact direct avec une communauté naturellement secrète et marginalisée", considère Mme Kaenzig.

AFPSource AFP
modifié le 30/11/2010