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Accusé d'avoir menti aux Américains pour vendre l'Isoméride, Servier dément

 

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Servier aurait caché la gravité des effets secondaires de son médicament Isoméride aux autorités sanitaires américaines pour pouvoir le distribuer dans le pays, affirme Le Figaro mercredi, une accusation que dément "catégoriquement et fermement" le laboratoire.

 

Siège de Servier à Neuilly-sr-Seine en mai 2011

Source photo : Thomas Samson [AFP/Archives]


Servier et ses partenaires américains Wyeth-Ayerst, American Home et Interneuron "ont dissimulé des effets secondaires pour obtenir l'autorisation de mise sur le marché du coupe-faim" Isoméride, écrit Le Figaro.

Selon le quotidien, les laboratoires auraient minimisé la gravité de pathologies cardiaques, des valvulopathies, décelées chez des Belges ayant pris de l'Isoméride, finalement autorisé aux Etats-Unis en 1995, avant d'être retiré de la vente moins de deux ans plus tard.

De leur côté, les laboratoires Servier "démentent catégoriquement et fermement" avoir menti aux autorités américaines "ou autres", dans un communiqué.

"En Belgique, l'utilisation de cocktails amaigrissants et d'herbes chinoises a augmenté le nombre de cas de valvulopathie chez les patients" prenant de l'Isoméride, assure Servier.

"Le Mediator (qui n’a jamais été commercialisé aux États-Unis) a été retiré du marché français en novembre 2009 pour valvulopathies. En raison de sa parenté chimique avec l'Isoméride, le laboratoire aurait pu suspendre beaucoup plus tôt sa commercialisation", assure par ailleurs Le Figaro.

"L'article fait l'amalgame entre les Fenfluramines (présentes dans l'Isoméride, ndlr) et le Benfluorex (molécule active du Mediator, ndlr), en suggérant que les données obtenues pour le premier s'appliquent d'office au second", dénonce Servier: "Il serait scientifiquement aberrant que d'extrapoler les données concernant l'une de ces molécules pour en déduire des conclusions concernant l'autre".

L'Isoméride, commercialisé sous le nom de Redux aux Etats-Unis, a déjà valu à Wyeth plusieurs procès géants pour lesquels le groupe, racheté depuis par Pfizer, a provisionné plus de 20 milliards de dollars.

En France, Servier a été plusieurs fois condamné pour ce médicament également.

Le Mediator est accusé d'avoir causé plusieurs centaines de décès en France en 33 ans.

AFPSource AFP
modifié le 09/06/2011