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Alimentation: "le modèle français" contribue à limiter l'obésité (Crédoc)

 

Nutrition

 

Trois repas par jour, variés, pris à heures régulières et partagés souvent en famille : ce modèle alimentaire, typiquement français "contribue à limiter le risque d'obésité", selon le Crédoc, qui note que la proportion d'obèses est de 14,5% en France contre 26,9% aux Etats-Unis.

 

Des enfants déjeunant à la cantine d'une école maternelle, le 4 septembre 2009 à Saint-Michel près d'Angoulême

Source photo : Romain Perrocheau [AFP/Archives]


Dans son étude publiée lundi, le centre de recherches pour l'étude et l'observation des conditions de vie estime que différentes comparaisons "permettent de penser" que "donner davantage d'importance au modèle alimentaire et à la tradition culinaire serait un moyen de se préserver de l'obésité".

Une des caractéristiques du modèle alimentaire français est "la concentration des apports énergétiques lors des repas" (90,2%), rappelle le Crédoc qui souligne que son anti-modèle est l'américain, où 21,6% des calories sont absorbées hors repas.

En France, les prises alimentaires se concentrent sur trois principaux repas qui comportent plusieurs plats, et sont pris à des heures relativement communes à tous. Le temps du repas apparaît comme "nécessaire à la vie en société" en France, alors qu'aux Etats-Unis, "se nourrir est considéré comme un acte technique".

Ce sens donné à l'acte alimentaire peut expliquer en partie que la part des personnes obèses est plus faible en France (14,5%) qu'aux Etats-Unis (26,9%), bien que d'autres facteurs (génétique, activité physique...) entrent en ligne de compte, estime le Crédoc.

Autre caractéristique du modèle français : la convivialité. C'est "le principal sens que les Français donnent aux repas". Cela favorise la régularité des prises alimentaires, dans des horaires resserrés, et "réduit le risque de comportement compulsif".

Enfin, 15% des repas sont festifs, c'est-à-dire durent plus d'une heure et sont pris avec d'autres convives, chez des amis ou au restaurant.

Ce modèle est stable, selon le Crédoc, même si l'étude montre que les plus jeunes sont davantage tournés vers des produits transformés et préparés, alors que les plus âgés consomment plus de produits bruts.

AFPSource AFP
modifié le 21/09/2010