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Amiante: un ancien directeur d'un hôpital parisien mis en examen

 

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Un ancien directeur de l'hôpital Saint-Louis à Paris a été mis en examen mercredi, notamment pour mise en danger de la vie d'autrui, dans l'enquête sur les conséquences sanitaires de la présence d'amiante dans des hôpitaux parisiens, a indiqué jeudi une source judiciaire.

 

Photo prise le 03 juillet 2010 à Paris de la façade du siège de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP)

Source photo : Francois Guillot [AFP/Archives]


Il a également été mis en examen pour "infraction aux règles d'hygiène et de sécurité au travail", a-t-on précisé.

L'enquête de la juge d'instruction Marie-Odile Bertella-Geffroy est ouverte depuis octobre 2008 et fait suite à une plainte contre X déposée par la fédération CGT de l'AP-HP, qui estime que l'Assistance publique (38 hôpitaux ou groupes hospitaliers à l'époque) n'a pas rempli ses obligations en matière de désamiantage.

Trois hôpitaux étaient alors plus particulièrement visés par la plainte: Antoine-Béclère, Saint-Vincent-de-Paul et Saint-Louis. Des ouvriers travaillant à Saint-Louis ont en particulier été atteints par des lésions pleurales après avoir touché de l'amiante friable.

Le 9 janvier 1996, la direction de l'AP-HP avait publié une note aux directeurs d'établissement demandant la suppression de "toute l'amiante sous deux ans". Au total, quelque 28.000 m2 avaient été identifiés en "niveau à risque" (calorifugeage, flocage, faux-plafonds).

Pourtant, près de dix ans plus tard, le 30 septembre 2005, seuls 26 sites sur 50 avaient établi une fiche récapitulative sur la présence d'amiante, en dépit de la présentation par l'AP-HP d'un plan amiante en mars de cette année 2005.

Dans un communiqué diffusé mercredi, l'Assistance publique avait indiqué que "le nombre de maladies professionnelles déclarées et reconnues s’établit à 132" et que "les agents concernés sont individuellement pris en charge par l'AP-HP et bénéficient d’un accompagnement pour les démarches administratives".

Elle assure aussi que "les professionnels de l’AP-HP ayant été potentiellement exposés sont identifiés et placés sous surveillance renforcée" et qu'"à ce jour, il n’existe plus d’amiante de classe 3 dans les flocages et faux plafonds dans les bâtiments de l’AP-HP".

AFPSource AFP
modifié le 22/07/2011