Antennes-relais: communes pilotes peu exposées, l'expérimentation continue
Les premiers tests dans six communes pilotes sur leur exposition aux ondes des antennes de téléphonie mobile ont révélé des niveaux plutôt faibles mais il faudra attendre une 2ème phase pour décider un abaissement ou non des seuils d'exposition réglementaires, a annoncé mardi le ministère de l'Ecologie.

Source photo : Jacques Demarthon [AFP/Archives]
La réglementation française fixe le niveau autorisé d'exposition à des taux entre 41 et 61 volts par mètre, seuil suggéré par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour protéger la population de l'échauffement des tissus du corps humain. Le ministère a précisé qu'il s'agit là "du seul effet biologique identifié aujourd'hui" pour ces expositions jugées particulièrement dangereuses par les écologistes.
Selon le ministère, le niveau médian observé dans cette première phase d'expérimentation est resté faible, inférieur à 0,3 volt par mètre, tout en notant que "les niveaux d'exposition mesurés peuvent varier selon l'environnement."
L'objectif de l'expérimentation lancée, par le ministère de l'Ecologie et celui de la Santé, dans le cadre du Grenelle des Ondes de 2009 est d'examiner la faisabilité technique d'un abaissement de l'exposition de la population à ces ondes.
Le premier test a été mené à Grenoble (Isère), Paris 14e, Thiers (Puy de Dôme), Kruth (Haut-Rhin), Grand Champ (Morbihan) et Courbevoie (Hauts de Seine).
Sur certains points, dit atypiques, on a trouvé "des niveaux d'exposition plus importants pouvant atteindre jusqu'à 12 volts", soit toujours en-dessous du seuil réglementaire français, selon le ministère.
"Même si les seuils réglementaires d'exposition ne nécessitent pas de révision en l'état actuel des connaissances, le Grenelle des ondes a néanmoins considéré que, dès lors que l'exposition globale du public aux antennes relais peut être réduite, sans dégradation de la couverture ou de la qualité de service, et à des coûts économiquement acceptables, cette réduction doit être envisagée", a souligné la ministre Nathalie Kosciusko-Morizet.
La seconde phase de l'expérimentation dans 16 communes volontaires sera lancée dès avril prochain et le résultat est attendu pour fin 2011.
![]() | Source AFP modifié le 09/02/2011 |













