AP-HP: trois socialistes dénoncent "un passage en force" du gouvernement
Jean-Paul Huchon, Jean-Marie Le Guen et Jean-Louis Missika, membres PS du conseil de surveillance de l'AP-HP, ont demandé lundi au gouvernement de "renoncer à un passage en force sur le plan stratégique" concernant l'avenir de l'établissement public de santé.

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Jean-Marie Le Guen le 11 janvier 2006

Source photo : Mehdi Fedouach [AFP/Archives]
A l'avant-veille d'une réunion du comité de surveillance de l'Assistance Publique- Hôpitaux de Paris, ils estiment dans un communiqué que "l'avenir de l'hôpital public de la métropole parisienne est un sujet bien trop important pour n'être envisagé qu'en une seule séance".
Les trois élus PS soulignent que "le conseil de surveillance doit disposer d'un temps suffisant pour mener en profondeur un travail d'appropriation, d'argumentation, de débat et d'enrichissement de la dimension stratégique du plan".
Ils souhaitent "que soit engagée une réelle concertation avec les usagers, les personnels hospitaliers et les élus représentant les territoires et les citoyens d'ici à la fin 2010, et que le plan stratégique vise dorénavant la période 2011-2015 et non 2010-2014".
Les élus socialistes "demandent donc solennellement au gouvernement et à l'AP-HP de renoncer à leur volonté de contraindre le conseil de surveillance à se prononcer à l'issue d'une seule séance de travail".
L'AP-HP doit adopter prochainement un plan stratégique à cinq ans visant à améliorer l'offre de soins tout en revenant vers l'équilibre financier d'ici à 2012.
Ses 37 hôpitaux seraient regroupés en 12 groupes hospitaliers.
Par le jeu des regroupements et des mutualisations de moyens, la direction a évoqué la possibilité de supprimer entre 3.000 et 4.000 postes d'ici à 2012.
Avec près de 90.000 professionnels, l'AP-HP est le premier employeur d'Ile-de-France, dont le conseil régional est présidé par M. Huchon.
![]() | Source AFP modifié le 14/09/2010 |













