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Assistants sexuels: pour Bachelot, les rapports sexuels rémunérés, c'est de la "prostitution"

 

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La ministre des Solidarités Roselyne Bachelot a réaffirmé vendredi son opposition aux assistants sexuels pour personnes handicapées, en soulignant que des rapports sexuels rémunérés, "cela s'appelle de la prostitution".

 

Roselyne Bachelot le 17 novembre 2010 à l'Elysée, à Paris

Source photo : Lionel Bonaventure [AFP/Archives]


Mme Bachelot a expliqué sur Europe 1 que si "les personnes handicapées vivent dans la misère affective et sexuelle", c'est parfois aussi le cas de personnes non handicapées.

Elle a récusé toute idée de statut qui encadrerait les relations sexuelles pour les personnes handicapées. "Soit cela relève du bénévolat et de relations interpersonnelles et on n'a pas à intervenir, soit ce sont des relations rémunérées en échange d'un service sexuel, cela porte un nom, cela s'appelle de la prostitution", a-t-elle fait valoir. "Est-ce rémunéré par la personne ou par l'Etat? Je ne pense pas que cela soit possible".

Roselyne Bachelot a assuré entendre "la misère de certaines personnes" et reconnu qu'il fallait aborder le sujet avec "beaucoup de pudeur".

Un député UMP, Jean-François Chossy, chargé d'une mission sur "l’évolution des mentalités et le changement du regard de la société sur les personnes handicapées", prépare une proposition de loi visant à créer un statut d'aidant sexuel.

AFPSource AFP
modifié le 08/01/2011