Assistants sexuels: pour Bachelot, les rapports sexuels rémunérés, c'est de la "prostitution"
La ministre des Solidarités Roselyne Bachelot a réaffirmé vendredi son opposition aux assistants sexuels pour personnes handicapées, en soulignant que des rapports sexuels rémunérés, "cela s'appelle de la prostitution".

Source photo : Lionel Bonaventure [AFP/Archives]
Mme Bachelot a expliqué sur Europe 1 que si "les personnes handicapées vivent dans la misère affective et sexuelle", c'est parfois aussi le cas de personnes non handicapées.
Elle a récusé toute idée de statut qui encadrerait les relations sexuelles pour les personnes handicapées. "Soit cela relève du bénévolat et de relations interpersonnelles et on n'a pas à intervenir, soit ce sont des relations rémunérées en échange d'un service sexuel, cela porte un nom, cela s'appelle de la prostitution", a-t-elle fait valoir. "Est-ce rémunéré par la personne ou par l'Etat? Je ne pense pas que cela soit possible".
Roselyne Bachelot a assuré entendre "la misère de certaines personnes" et reconnu qu'il fallait aborder le sujet avec "beaucoup de pudeur".
Un député UMP, Jean-François Chossy, chargé d'une mission sur "l’évolution des mentalités et le changement du regard de la société sur les personnes handicapées", prépare une proposition de loi visant à créer un statut d'aidant sexuel.
![]() | Source AFP modifié le 08/01/2011 |













