Attaques cérébrales: hospitalisations en forte hausse chez les hommes jeunes
Les hospitalisations à la suite d'une attaque cérébrale ont augmenté de 51% chez les hommes de 15 à 34 ans entre 1994 et 2007 aux Etats-Unis tandis qu'elles ont nettement baissé pour les deux sexes au-delà de 45 ans, selon des statistiques fédérales publiées mercredi.

Source photo : Anne-Christine Poujoulat [AFP/Archives]
Ce taux s'est accru de 17% chez les femmes de 15 à 34 ans durant la même période, ont déterminé des experts des Centres fédéraux américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC).
Parmi les jeunes enfants et adolescents, ils ont découvert que le nombre des hospitalisations consécutives à une attaque cérébrale avait augmenté de 31% pour les garçons entre 5 et 14 ans et de 36% chez les filles du même âge.
"Nous ne pouvons pas pour le moment établir de cause en particulier pour ce phénomène chez les jeunes mais je crois à cet égard que le rôle de l'obésité et de l'hypertension va faire l'objet d'une grande discussion", a commenté Xin Tong, statisticienne de la santé à la division de prévention des maladies cardiaques et des accidents cérébraux des CDC.
Elle est le principal auteur de ces travaux présentés à la Conférence internationale annuelle de l'American Stroke Association réunie cette semaine à Los Angeles (Californie, ouest).
Pour la tranche d'âge des 35-44 ans, les hospitalisations ont fait un bond de 47% chez les hommes et de 36% chez les femmes.
Les auteurs de cette étude ont aussi constaté que les séjours hospitaliers en raison d'une attaque cérébrale avaient diminué de 51% chez les petites filles de la naissance à quatre ans ainsi que de 25% et 29% respectivement chez les hommes et les femmes de 45 ans et plus.
Une attaque cérébrale ischémique se produit quand un vaisseau amenant le sang au cerveau est obstrué généralement par un caillot ou le rétrécissement des artères.
Les risques de lésions durables au cerveau peuvent être fortement réduits avec un traitement pour dissoudre le caillot de sang par des enzymes appelées activateurs du plasminogène dans les trois à quatre heures et demie après le début de l'attaque cérébrale.
Les hôpitaux et médecins devraient être conscients du risque grandissant d'accident vasculaire cérébral chez les jeunes et de la nécessité d'informer ces derniers concernant les symptômes, ont insisté les auteurs de l'étude.
"Les attaques cérébrales sont souvent vues comme affectant surtout des personnes âgées et la prise de conscience de leur forte augmentation chez les jeunes est importante pour éviter de retarder inutilement le traitement chez de jeunes patients", relève Xin Tong.
![]() | Source AFP modifié le 11/02/2011 |













