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Bactérie E. coli O104: deux études sur des cas de transmission secondaire

 

Ma santé

 

Deux études publiées en ligne par le bulletin Eurosurveillance décrivent des cas possibles de transmission secondaire (non liés à la consommation d'aliments contaminés) de la bactérie E. coli enterohémorragique O104 qui a sévi en Allemagne en mai et juin avant d'être aussi identifiée en France.

 

Des échantillons testés en vue de la détection de la bactérie E. Coli dans un laboratoire en Allemagne

Source photo : Roland Weihrauch [DPA/AFP/Archives]


On sait que jusqu'à 15% des cas d'infections à E. coli enterohémorragiques (EHEC), aussi désignées E. coli producteurs de shiga-toxines, peuvent résulter d'une transmission secondaire due à un contact avec une personne infectée de l'entourage familial.

Une première étude publiée par Eurosurveillance décrit deux cas probables de transmission familiale lors de l'épidémie à E. coli O104 en juin dans la région de Bordeaux (sud-ouest de la France). Au 26 juillet, 15 cas de diarrhée sanglante, dont 9 syndromes hémolytiques urémiques (SHU), complication grave entraînant une insuffisance rénale, avaient été observés dans la région, en lien avec une kermesse où avaient été servies des graines germées.

Le père avait été hospitalisé pour une diarrhée sanglante puis un SHU, après avoir consommé des graines germées lors de cet événement.

Sa fille de 3 ans, qui avait assisté à la fête mais n'avait pas consommé de graines germées, et sa femme, qui n'avait pas assisté à la fête, sont tombées malades respectivement 9 et 10 jours après lui.

Une seconde étude fait état de neuf cas possibles de transmission secondaire dans la Hesse, en Allemagne, pays où la souche O104 a été responsable de quelque 4.000 cas d'infection et 48 décès.

L'étude allemande décrit six cas possibles de transmission familiale, deux cas possibles de transmission nosocomiale et un cas possible de transmission en laboratoire.

Selon les chercheurs, les résultats de cette étude ne suggèrent pas une transmissibilité accrue de la souche O104 par rapport aux autres types d'E. coli producteurs de shigatoxines.

"Les deux études illustrent l'importance de l'hygiène personnelle pour prévenir les transmissions secondaires", souligne cependant Alex Friedrich (université de Groningue, Pays-Bas) dans un éditorial publié par Eurosurveillance.

AFPSource AFP
modifié le 09/08/2011