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Bioéthique : le PS pour la liberté de recherche sur l'embryon

 

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La direction du PS s'est prononcée pour la liberté de recherche sur les cellules souches embryonnaires et l'accès des femmes seules à l'assistance médicale à la procréation (AMP), mardi à l'issue d'un débat sur la bioéthique, a souligné mercredi le député socialiste Alain Claeys.

 

Un embryon humain, en novembre 2000 à Rennes

Source photo : Marcel Mochet [AFP/Archives]


"La recherche embryonnaire est utile pour améliorer la connaissance et pour déboucher éventuellement demain sur des traitements. A partir du moment où cette recherche est utile et bien encadrée, il faut affirmer simplement que cette recherche est autorisée", a expliqué à l'AFP le député.

M. Claeys est par ailleurs président de la commission parlementaire spéciale de bioéthique, chargée d'examiner le projet de loi sur la bioéthique que le Parlement doit discuter à partir du 8 février prochain.

La loi de bioéthique actuelle interdit ces recherches tout en prévoyant des dérogations, a-t-il dit, regrettant que "ce système d'interdiction actuel entretienne une défiance vis-à-vis des chercheurs".

Le projet de révision des lois de bioéthique, présenté le 20 octobre dernier en Conseil des ministres, maintient le principe de l'interdiction de la recherche sur l'embryon et les cellules souches embryonnaires, assortie d'un régime d'autorisations à titre dérogatoire.

La direction du PS a plus généralement "déploré" mardi le "manque d'ambition du projet gouvernemental" concernant la bioéthique.

Elle a rejoint le projet de loi gouvernemental sur la volonté de maintenir l'interdiction de la gestation pour autrui (GPA ou pratique des "mères porteuses").

En revanche, le PS a estimé que l'accès à l'Assistance médicale à la procréation (AMP) doit être "ouvert aux femmes sans condition de situation de couple ou d'infertilité". Autrement dit, si ce point était adopté par le Parlement, l'AMP serait accessible, comme dans d'autres pays, aux femmes célibataires ainsi qu'à celles qui sont homosexuelles, sans qu'elles soient nécessairement infertiles.

AFPSource AFP
modifié le 16/12/2010