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Biologie médicale: la profession divisée sur la réforme du secteur

 

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Les biologistes médicaux se divisent sur les conséquences de la réforme en cours de la loi Bachelot sur l'hôpital de 2009, des groupements de laboratoires se disant lundi "menacés de disparition" alors que des syndicats dénoncent au contraire leur mainmise future sur le secteur.

 

Un laborantin prépare des tubes pour analyse

Source photo : Jean-Pierre Clatot [AFP/Archives]


A la veille de l'examen du texte par la commission mixte paritaire (CMP) Assemblée nationale-Sénat, le Syndicat de la biologie libérale européenne (SBLE), qui représente les groupements de laboratoires, s'est inquiété lundi d'une série d'amendements "successivement adoptée par les deux chambres qui non seulement condamne tout nouveau développement de ces réseaux mais rend impossible leur fonctionnement actuel".

Le SBLE et Unilabs, Novescia et Labco, trois réseaux de laboratoires d'analyse médicale, ont également écrit au président de la République Nicolas Sarkozy pour lui faire part de leur inquiétude.

Confronté depuis plusieurs mois à des changements réglementaires et à une pression sur ses prix, le secteur de la biologie médicale est engagé en France dans un important mouvement de concentration, qui favorise l'apparition de réseaux fédérant parfois plusieurs dizaines de laboratoires.

Dans ce cadre, la réforme de la loi Bachelot dite "HPST" (hôpital-patient-santé-territoire) suscite de nombreux débats parmi les biologistes, notamment entre partisans et adversaires d'une libéralisation et d'une concentration accrue du secteur.

Dans une lettre ouverte adressée à Nicolas Sarkozy, au ministre du Travail et de la Santé Xavier Bertrand et aux parlementaires diffusée elle aussi lundi, le Syndicat des jeunes biologistes médicaux (SJBM) et la Fédération nationale des syndicats d'internes en pharmacie (FNSIP) ont au contraire dénoncé la mise en place d'une profession "purement mercantile, industrialisée et centralisée".

Selon eux, la réforme "va entraîner à très court terme la disparition des laboratoires de proximité, au profit de centres de prélèvements".

"Les analyse médicales seront réalisées dans les quelques centres nationaux, immenses plateaux techniques détenus par de grands groupes d'assurances et de mutuelles, qui emploieront des biologistes médicaux coupés du contact avec le malade et le prescripteur", dénoncent-ils.

AFPSource AFP
modifié le 13/07/2011