Accueil > Mag Santé > Ma santé > Boues toxiques en Hongrie: mission d'experts de l'OMS pour évaluer l'impact sur la santé

Boues toxiques en Hongrie: mission d'experts de l'OMS pour évaluer l'impact sur la santé

 

Ma santé

 

L'Organisation mondiale de la santé a annoncé mardi l'envoi une mission d'experts en Hongrie afin d'assister les autorités du pays dans leur évaluation de l'impact sur la santé de la coulée de boue rouge toxique survenue il y a huit jours dans l'ouest du pays.

 

Une personne nettoie une rue recouverte de boue rouge, à Devecser en Hongrie le 11 octobre 2010.

Source photo : Samuel Kubani [AFP/Archives]


"Une équipe d'experts de l'OMS se rend aujourd'hui en Hongrie pour fournir une assistance supplémentaire à l'évaluation menée par le gouvernement sur les conséquences potentielles à court et long termes sur la santé de l'énorme coulée de boue" du 4 octobre, explique l'OMS dans un communiqué.

Quelque 700.000 mètres cubes de boue rouge toxique provenant d'un réservoir fissuré se sont déversés début octobre comme un raz-de-marée sur des villages proches de l'usine de bauxite-aluminium d'Ajka. Cette boue a provoqué la plus grande catastrophe écologique qu'ait jamais connue la Hongrie, détruisant l'écosystème de plusieurs rivières avant d'atteindre le Danube lui-même. Depuis, le taux alcalin du deuxième plus long fleuve d'Europe, après la Volga, est revenu à ses niveaux d'avant l'accident.

Selon l'OMS, l'impact sur la santé des personnes a été au départ "sévère, mais localisé", avec la mort de huit personnes et plus d'une centaine de blessés, notamment des personnes victimes de brûlures causées par le pH élevé de la boue toxique.

Mais des évaluations sont désormais nécessaires pour déterminer les conséquences à plus long terme sur la santé des expositions aux poussières, à l'eau et à de la nourriture locale "qui pourraient contenir une plus grande quantité de métaux lourds", précise encore l'OMS, assurant que les autorités hongroises suivaient de près la situation et ont pris "toutes les mesures sanitaires requises à ce stade".

L'OMS considère qu'il est peu probable qu'il y ait des risques sanitaires à court terme dans les pays voisins. En revanche, elle se montre plus préoccupée par de possibles conséquences à moyen et long termes, si des métaux lourds apparaissaient dans la chaîne alimentaire.

L'agence juge en revanche "négligeable" le risque de propagation des poussières chez les voisins.

AFPSource AFP
modifié le 13/10/2010