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Campagne d'information des autorités britanniques sur les implants mammaires

 

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Les autorités britanniques ont lancé samedi une campagne d'information dans la presse pour redonner les conseils du ministère de la Santé aux femmes porteuses d'implants mammaires PIP, au coeur d'un scandale planétaire.

 

Un implant mammaire PIP

Source photo : Anne-Christine Poujoulat [AFP/Archives]


"Les femmes avec des implants mammaires PIP n'ont pas besoin de se les faire enlever à moins qu'elles aient des symptômes tels que des douleurs", affirme la campagne lancée par le service public de santé britannique, le National Health Service (NHS).

"Il n'y a pas de lien" entre ces implants et le cancer, assure encore cette campagne, conseillant cependant aux femmes "inquiètes" de consulter leur médecin.

"Si vous décidez de faire retirer vos implants, le NHS le fera gratuitement si votre opération initiale a été réalisée par le NHS", poursuit la campagne, rappelant ainsi la position du ministère de la Santé.

Le NHS énumère aussi le nom des groupes privés de chirurgie esthétique qui ont accepté de remplacer gratuitement les implants si cette intervention est "jugée nécessaire médicalement">.

Une soixantaine de femmes ont par ailleurs manifesté samedi à Londres pour demander à toutes les cliniques privées de remplacer gratuitement leurs implants PIP. "Bombe à retardement toxique", "La santé avant la richesse", pouvait-on lire sur des pancartes.

"Je suis en colère, je suis frustrée. Je pleure tous les jours", a témoigné l'une des manifestantes, Mia Wood, 32 ans.

"Ils sont très heureux de prendre notre argent mais pas prêts à nous aider", a-t-elle lancé, expliquant qu'elle n'avait pas les moyens de faire remplacer ses implants, une intervention de près de 3.000 livres (3.600 euros, 4.600 dollars).

Les manifestantes se sont rendues au siège de Harley Medical Group, qui a posé un tiers des prothèses mammaires PIP au Royaume-Uni, et aux bureaux de Transform, deux sociétés qui ont annoncé qu'elles factureraient le retrait et remplacement des implants.

Au Royaume-Uni, près de 40.000 femmes sont porteuses de prothèses mammaires de l'entreprise française PIP. Contrairement à plusieurs pays comme la France, l'Allemagne et les Pays-Bas, le gouvernement britannique s'est abstenu de recommander leur retrait systématique.

Il a décidé la semaine dernière que seules les patientes opérées dans des hôpitaux publics, et qui représentent une minorité de femmes avec des implants PIP, pourront se les faire retirer et remplacer gratuitement.

Il a aussi encouragé les cliniques privées, qui ont réalisé 95% des interventions, à faire de même, mais seulement quelques-unes se sont engagées à retirer les prothèses PIP à leurs frais, voire à les remplacer.

Le gouvernement semi-autonome du Pays de Galles a lui annoncé qu'il prenait en charge le remplacement de ces implants pour les femmes opérées dans le privé.

L'entreprise PIP utilisait un gel industriel frelaté qui remplaçait frauduleusement le gel médical et qui est soupçonné d'être à l'origine d'un taux anormal de rupture de prothèses.

AFPSource AFP
modifié le 17/01/2012