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Cancer de l'estomac, moins fréquent mais toujours grave

 

Ma santé

 

La fréquence du cancer de l'estomac, dont souffre l'animateur Jean-Luc Delarue, a diminué en France ces dernières décennies, et son taux de mortalité a décliné de moitié ces 30 dernières années, le pronostic dépend cependant du stade de la tumeur lors du diagnostic.

 

Un médecin examine les radios d'un patient pour détecter un cancer.

Source photo : Didier Pallages [AFP/Archives]


Environ 6.500 nouveaux cas de cancer de l'estomac sont diagnostiqués chaque année en France. Dans les années 1980, on dénombrait plus de 8.500 nouveaux cas annuels.

Sa fréquence a d'ailleurs régressée dans toutes les régions du monde.

Il touche plus souvent les hommes (65 % des cas) et majoritairement les plus de 65 ans (61 % des cas diagnostiqués).

Le taux de mortalité par cancer de l'estomac a diminué de moitié sur les 30 dernières années. Le nombre total de décès estimé en 2010 est de 4.420 dont 2.838 masculins.

La gastrite chronique (principalement secondaire à l'infection par la bactérie Helicobacter pylori), un excès d'alimentation fumée et salée riche en nitrates et pauvres en légumes et fruits frais, des prédispositions familiales et héréditaires (antécédent de cancer gastrique familial, cancer gastrique diffus héréditaire, syndrome de Lynch...) font partie, avec l'alcool et le tabac, des facteurs de risque.

Lorsqu'un cancer de l'estomac est pris à un stade précoce, le traitement par endoscopie ("mucosectomie") ou la chirurgie seule peuvent être proposés.

Aux stades dits "localisés", la chirurgie reste le traitement de référence, encadrée ou non, selon les cas, de chimiothérapie.

Puis, selon le degré d'extension de la tumeur dans les tissus avoisinants, le traitement combine intervention chirurgicale et chimiothérapie, voire en y ajoutant une radiothérapie.

Un traitement palliatif, à base chimiothérapie, intervient lorsque le cancer a diffusé dans l'organisme (métastases).

Les chances de survie à 5 ans vont de l'ordre de 59 % pour les atteintes localisées à 2 % au stade de métastases.

L’adénocarcinome est la forme la plus fréquente de ce cancer (90% des patients).

Sources : Haute Autorité de Santé (HAS), Instituts du Cancer (InCA) et de veille sanitaire (InVS).

AFPSource AFP
modifié le 06/12/2011