Cellules souches adultes: pas de discrimination par l'argent, exige le pape
Les thérapies à partir des cellules souches adultes doivent bénéficier à tous "indépendamment des moyens" financiers, et l'Eglise y contribuera, a insisté samedi le pape, en recevant 250 délégués réunis au Vatican pour les promouvoir.

Source photo : Spencer Platt [Getty Images/AFP/Archives]
Des "efforts doivent être entrepris pour mettre les fruits de la recherche scientifique à la disposition de tous ceux qui sont fondés à en bénéficier, indépendamment de leurs moyens", lui a dit Benoît XVI, en les accueillant dans la Salle Clémentine au Vatican à l'issue d'un colloque de trois jours.
"L'Eglise est en mesure d'offrir une assistance concrète à travers son apostolat très étendu en matière de santé, mené pour répondre aux besoins des plus pauvres", a-t-il souligné.
Dans une initiative scientifique exceptionnelle, le Vatican a réuni durant trois jours des experts de ces thérapies encore mal connnues, dont, a souligné Benoît XVI, "le potentiel est très considérable".
Elles constituent, selon le Vatican, une alternative aux thérapies à partir de cellules embryonnaires, dont l'emploi implique la destruction d'embryons.
Le Saint-Siège avait signé en 2010 avec la société biopharmaceutique américaine NeoStem un accord sur cette recherche, lui versant un million de dollars.
Ces cellules souches adultes qui se trouvent dans la moelle épinière, le sang ou le foie peuvent guérir des maladies comme les scléroses en plaque ou des leucémies. Mais les coûts des traitements sont très élevés.
Le pape a redit qu'en matière de santé, les considérations éthiques --notamment la protection de tout être humain depuis sa conception-- doivent l'emporter sur celles de résultat et d'efficacité.
"Quand l'objectif est aussi désirable que la découverte d'une thérapie contre les maladies dégénératives, il est tentant pour les scientifiques et les politiques de mettre de côté les objections éthiques et d'aller de l'avant avec n'importe quelle recherche dès lors qu'elle paraît pouvoir réaliser une percée", a-t-il averti.
Il a jugé acceptable le recours aux cellules souches à partir "des tissus d'un organisme adulte, du sang du cordon ombilical au moment de la naissance et des foetus qui sont morts pour des raisons naturelles".
![]() | Source AFP modifié le 14/11/2011 |













