Chez les politiques, l'air intérieur n'est pas franchement sain
L'air intérieur des lieux de vie des politiques, domiciles ou bureaux, où l'on trouve benzène et autre formaldéhyde, n'est pas franchement sain, selon une enquête de l'UFC-Que Choisir rendue publique mardi.

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Les produits chimiques dangereux dans la maison

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Pour les besoins de l'enquête, l'organisme de consommateurs a placé, pendant 5 à 7 jours, des kits individuels dans les bureaux ou domiciles de la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Chantal Jouanno ainsi que de 35 députés et sénateurs.
Résultat de cette étude réalisée entre entre mars et mai: sur les 36 analyses effectuées, 29 révèlent une qualité de l'air mauvaise (dont 9 très mauvaise), 7 moyenne, "mais aucune ne peut prétendre à la mention +bonne+", résume l'UFC-Que Choisir.
"Aucun des participants ne respire un air sain !", ajoute l'association.
Dans la totalité des prélèvements, a été détectée la présence de benzène, substance cancérigène, et de formaldéhyde, classé polluant prioritaire par l'Observatoire de la qualité de l'air intérieur.
Pour le formaldéhyde, 78% des analyses dépassent la valeur maximale recommandée, souligne l'étude.
A titre d'exemple, l'échantillon en formaldéhyde du député (PS) Jean Mallot dépasse de plus de quatre fois cette norme. Quant au benzène, on retrouve dans l'échantillon du député (UMP) Georges Colombier, la teneur la plus élevée, équivalent à quatre fois la valeur repère fixée par la réglementation.
"Loin de vouloir stigmatiser le cas particulier des politiques", l'UFC-Que Choisir entend provoquer une prise de conscience sur "ce problème généralisé de santé publique".
"En effet, si les comportements individuels (manque d'aération des logements, tabagie...) peuvent pour partie contribuer à de forts niveaux d'exposition, ce sont avant tout les produits de consommation qui sont à l'origine de ce cocktail chimique", souligne UFC-Que Choisir.
"Neuf ans après notre première enquête sur la pollution dans les logements, nos tests comparatifs continuent à détecter des émanations toxiques sur des produits aussi anodins que les meubles, les nettoyants ménagers, les revêtements de sols ou les désodorisants", déplore l'organisation qui appelle le législateur à agir, en particulier sur l'étiquetage.
![]() | Source AFP modifié le 25/08/2010 |













