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Chine: effets positifs des mesures antipollution des JO sur le cancer du poumon

 

Ma santé

 

Les contrôles de pollution mis en place en Chine durant les jeux Olympiques de 2008 réduiraient presque de moitié le risque de développer un cancer du poumon chez les Pékinois si ces mesures étaient maintenues durablement, estime mardi une étude américaine.

 

Une rue de Pékin le 23 novembre 2010

Source photo : Frederic J. Brown [AFP/Archives]


Ceci pourrait se traduire par environ 10.000 cas de cancer du poumon de moins, selon les auteurs de cette recherche.

Pékin, une agglomération de 22 millions d'habitants, est l'une des grandes métropoles du pays à connaître régulièrement des niveaux dangereux de pollution de l'air, à cause surtout de la combustion du charbon des centrales électriques, de la biomasse et des gaz d'échappement automobile dans une économie en croissance rapide.

Le nombre de véhicules continue à augmenter de 13% par an à Pékin, précisent les auteurs du rapport de l'Université d'Etat de l'Oregon (nord-ouest des Etats-Unis) qui paraît dans la revue américaine "Environmental Health Perspectives".

Ces chercheurs ont analysé la composition chimique et l'impact cancérigène d'une gamme d'hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) résultant de la combustion du charbon, du bois et de l'essence dans un moteur automobile.

Les HAP, des polluants très connus, diminuent aux Etats-Unis grâce aux contrôles antipollution et à l'adoption de formes de production d'énergie plus propre.

En revanche, les émissions de ces polluants sont en forte hausse dans les pays en développement avec l'industrialisation, la croissance démographique et une grosse utilisation des énergies fossiles.

La pollution de l'air est un souci majeur en Chine en particulier et les coûts de santé qui y sont liés pourraient représenter jusqu'à 3,8% du PIB, estime la Banque mondiale.

"Ceci constitue sans nul doute une préoccupation sanitaire qui mérite toute l'attention en Chine du gouvernement et du public", souligne Yuling Jia, un chercheur à l'université d'Oregon et co-auteur de ce rapport

Selon les estimations, 300.000 personnes meurent chaque année en Chine de maladies cardiaques et de cancer du poumon liés à la pollution de l'air, notamment en raison de la présence des HAP.

Les auteurs de l'étude ont déterminé que les niveaux actuels de HAP à Pékin seront responsables de quelque 21.200 cas de cancers du poumon rapportés à la durée d'une vie, et que ce nombre tomberait à 11.400 cas si des contrôles de pollution similaires à ceux imposés durant les jeux Olympiques de 2008 étaient maintenus.

L'étude de la revue (en anglais)

AFPSource AFP
modifié le 08/02/2011