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Contraception : faites votre choix

 

Ma santé

 

Du préservatif à la pilule, les méthodes de contraception ne manquent pas. En toute connaissance et avec l’aide de votre gynécologue, vous trouverez celle qui vous convient aux différentes périodes de votre vie.

 

LES CONTRACEPTIONS HORMONALES

La pilule « classique »

Les pilules dites « classiques » combinent deux types d’hormones : les oestrogènes et les progestatifs. Le dosage en oestrogènes étant variable, il existe une large gamme de pilules, offrant à chaque femme la possibilité de trouver celle qui lui convient le mieux.

Cette association hormonale bloque l'ovulation au niveau de l'ovaire, empêche l'implantation de l'œuf dans l'utérus et freine la montée des spermatozoïdes vers l'utérus.

Elle doit se prendre tous les jours pendant 21 jours, avec 7 jours d’interruption avant de recommencer une nouvelle plaquette.

La minipilule

Il s’agit d’une pilule traditionnelle, mais très faiblement dosée en oestrogènes.

La micropilule

A ne pas confondre avec la minipilule ! La micropilule ne contient pas d’œstrogènes, mais uniquement un progestatif, dont le dosage est variable. Elle agit principalement sur la glaire cervicale (substance visqueuse sécrétée par les glandes du col de l'utérus qui permet aux spermatozoïdes de pénétrer dans l'utérus). Cette pilule se prend tous les jours sans interruption.

A noter : Après une grossesse et en cas d’allaitement, la pilule traditionnelle est à éviter en raison des oestrogènes qu'elle contient. Ils risquent de passer dans le lait maternel. On prescrit généralement une micropilule (la progestérone ne passant pas dans le lait maternel).

A savoir

  • Quel que soit le type de pilule, le dosage ou le mode de prise (avec ou sans interruption), il est essentiel de prendre chaque comprimé à heure fixe, sans aucun oubli !
  • En règle générale, on peut retenir que plus le dosage hormonal d’une pilule est faible, plus les effets secondaires seront minimisés, tandis que l’efficacité tend à diminuer.
  • Est-il nécessaire de le rappeler ? Il est dangereux de fumer quand on prend la pilule.

 

Les inconvénients

  • Risque d’oubli qui entraîne un risque de grossesse.
  • Prise de poids exceptionnelle, nausées possibles et saignements éventuels en dehors des périodes de règles.

 

Les avantages

  • Hors oubli, les pilules traditionnelles représentent la contraception la plus efficace (la minipilule, moins dosée, est moins efficace). Elles sont bien tolérées. Les règles sont moins abondantes, moins douloureuses et régulières.

 

La pilule du lendemain

Il ne s’agit pas réellement d’une autre sorte de pilule, mais d’une utilisation particulière en cas d’urgence, lors de rapports non protégés ou de rupture du préservatif. Elle modifierait l’endomètre, empêchant ainsi la nidification, et perturberait l’ovulation selon le moment du cycle.

Son efficacité se situe entre 75 et 85%, mais elle augmente d’autant plus que les comprimés sont pris tôt après le rapport.

En pratique : prendre les deux comprimés en même temps dans les 72 heures après le rapport (mieux vaut dire le plus tôt possible !). Ensuite, attention, cette prise ne protège pas lors de nouveaux rapports. Des règles peuvent survenir, mais ce n’est pas systématique.

Elle est vente libre en pharmacie, remboursée à 65% sur prescription et délivrée gratuitement en PMI (protection maternelle et infantile). Elle est également gratuite pour les mineures auprès des infirmières scolaires, des pharmacies et des PMI.

Inconvénients : elle peut favoriser les nausées et les vomissements, lesquels sont atténués si la prise a lieu au cours d’un repas.

Prudence avec cette pilule. Il ne faut pas en faire une habitude. C’est une méthode réservée à des situations d’urgences.

Il faut savoir que la pose d’un stérilet (au cuivre ou hormonal) constitue également une contraception d’urgence pour les femmes qui ont eu des rapports non protégés et souhaitent poursuivre ce type de contraception. Rapide à mettre en place, il doit être posé par un gynécologue dans les sept jours suivant un rapport non protégé. Il empêche la nidification de l’œuf et atteint une efficacité de 99%.

Le stérilet hormonal

Il est mis en place au niveau du col de l’utérus par un gynécologue, pour une durée de cinq ans. Il présente quelques contre-indications et nécessite un suivi régulier (tous les un ou deux mois après la pose, puis tous les six mois).

Il s’agit d’un dispositif en forme de T muni d’un réservoir, lequel diffuse un progestatif qui bloque l’ovulation, modifie l’endomètre et la glaire cervicale.

Avantages : il peut être placé sans anesthésie, retiré à tout moment et il induit souvent des règles moins abondantes. Il est très bien toléré. Et enfin et surtout, il affranchit de tout oubli éventuel de pilule.

Inconvénients : quelques effets indésirables peuvent survenir, comme des migraines, des douleurs abdominales, de l’acné…

 

L’anneau vaginal

C’est un anneau à placer dans le vagin à chaque cycle, qui délivre chaque jour une association d’œstrogènes et de progestatifs, lesquels bloquent l’ovulation et modifient la glaire. Souple, transparent et incolore, de 54 mm de diamètre et 4 mm de diamètre de section, il est délivré sur prescription médicale car il présente les mêmes contre-indications qu’une minipilule et nécessite un suivi régulier.

Inconvénients : comme la pilule, il peut éventuellement engendrer une prise de poids, des nausées ou des seins douloureux.

Avantages : très efficace, très bien toléré, avec une mise en place facile, il a également l’avantage de rendre les règles moins abondantes, moins douloureuses et plus régulières. Et là encore, plus de problème d’oubli de pilule.

L’implant

Il se présente sous la forme d’une petite plaquette de 4 cm sur 2, que le médecin place pour une durée de trois ans sous la peau à l’aide d’une anesthésie locale. Il diffuse de la progestérone en continu ce qui bloque l’ovulation.

Inconvénients : il peut provoquer des pertes de sang, une prise de poids, des nausées ou une tension des seins. Après le retrait, il laisse une petite cicatrice.

Avantages : l’efficacité est proche des 100%, la tolérance est très bonne et il n’y a plus de risque d’oubli de pilule.

Le patch

De couleur chair pour la discrétion, il mesure environ 2 x 2 cm carré et peut s'appliquer quasiment partout (abdomen, fesse, torse, excepté sur les seins). Il est conçu pour résister à toutes les situations : eau, sauna, sport, etc.

Son principe rejoint celui de la pilule, avec une efficacité similaire : trois semaines avec patch (un différent chaque semaine), puis une semaine sans patch.

Délivré sur prescription, il diffuse en continu une association d’œstrogènes et de progestatifs.

Il est déconseillé aux femmes hypertendues ou ayant des problèmes cardiaques.

Avantages : excepté la fin des oublis de pilule, la diffusion d'hormones lente et progressive permet notamment d’éviter les risques de nausées.

LES CONTRACEPTIFS LOCAUX

Le préservatif masculin

Les préservatifs ont le grand avantage de protéger à la fois d’une grossesse et des maladies sexuellement transmissibles. Pour cela, il faut les mettre en place dès le tout début du rapport.

Il est préférable de choisir des modèles lubrifiés et avec réservoir, et ne pas se décourager, les premières expériences étant souvent scabreuses. En cas d’irritation ou de rapport de longue durée, l’utilisation d’un lubrifiant est conseillée. Mais pas n’importe lequel ! Il faut en choisir un à base d’eau, jamais à base d’huile ou de vaseline, au risque de rendre le préservatif poreux et donc inefficace (demander conseil au pharmacien).

Encore une fois, et quels que soient les inconvénients du préservatif, c’est la seule méthode qui protège contre les infections sexuellement transmissibles !

Le préservatif féminin (femidon), le diaphragme, la cape cervicale

Leur point commun, c’est de faire barrière entre le sperme et l’entrée de l’utérus. On les positionne dans le vagin. Le préservatif est une sorte de sac étanche, qui dépasse à l’extérieur. La cape ou le diaphragme sont des cupules à mettre au fond du vagin sur le col de l’utérus. Les spermicides sont indispensables à l’efficacité du diaphragme ou de la cape cervicale (pas pour le préservatif féminin).

Inconvénients : s’ils sont prescrits sans ordonnance, en revanche, leur pose n’est pas facile. Pour le diaphragme et la cape cervicale, il faut obligatoirement une consultation pour choisir la taille et pour apprendre à les mettre en place. Le préservatif est également délicat à placer. La première fois, il est toujours préférable d’être guidé par son médecin.

Avantages : le préservatif féminin protège des infections sexuellement transmissibles, car une partie du dispositif recouvre les organes génitaux externes. Mais attention, ce n’est pas vrai pour le diaphragme et cape cervicale.

Le stérilet

A côté du stérilet hormonal, il existe également une version dite mécanique, qui contient un fil de cuivre. Il modifie l’endomètre, empêchant la nidification et altérant les spermatozoïdes. Obtenu sur prescription médicale, il est mis en place par le médecin au cours d’une simple consultation, pour une durée de trois à cinq ans. Sa pose est réalisée au moment des règles, car le col de l’utérus est plus ouvert et on est sûr qu’il n’y a pas de grossesse en cours.

Avantages : ce système est très efficace, non astreignant et évite les oublis de pilule. Il est remboursé partiellement. Le médecin peut l’ôter à tout moment, notamment en cas de désir de grossesse.

Inconvénients : risque de rejet et infections, mais très rares. Risque de grossesse extra-utérine, rare également.

Les méthodes chimiques : spermicides, ovules, crèmes, gels, éponges, tampons…

Elles consistent à utiliser une substance chimique qui, au contact des spermatozoïdes, a la propriété de les détruire. Le produit est déposé dans le vagin sous la forme d’ovule, de crème, de gel ou de tampon pour qu’il agisse au cours du rapport. Toutefois, les règles d’utilisation sont très strictes. Par exemple, la plupart d’entre eux doivent être placés dix minutes avant le rapport, et renouvelés à chaque nouveau rapport (exceptés les tampons, qui eux sont efficaces instantanément et permettent plusieurs rapports). Et attention, il ne faut pas laver le vagin dans les heures qui suivent le rapport. Sinon, avant et après le rapport sexuel, toute toilette doit être faite avec un savon spécial (demander conseil au pharmacien), afin de ne pas annuler l'effet du spermicide.

Autres inconvénients : citons parfois des démangeaisons, des réactions allergiques...

A savoir : Toutes ces méthodes chimiques sont efficaces, à condition que l'on soit motivé et consciencieux. Elles sont donc réservées à des situations où le risque de grossesse est atténué, par exemple en dehors des périodes de fécondité maximum, après quarante-cinq ans, en péri-ménopause, lorsque les rapports sont peu fréquents ou en complément du préservatif. Elles s’utilisent également en complément d’une autre méthode contraceptive.

LES METHODES NATURELLES

Le retrait

Même au-delà de la prouesse, l’efficacité du retrait hors du vagin dans les secondes qui précèdent l’éjaculation est discutable, car avant même l’éjaculation, des spermatozoïdes sont présents dans les sécrétions.

L’abstinence périodique

Elle est basée sur le principe suivant : l’ovule produit par une femme au milieu de son cycle a une durée de vie maximale de deux jours, tandis que celle du spermatozoïde serait de plus de trois jours. Il faut donc tout simplement s’abstenir durant cette période, soit environ 5 à 7 jours. Mais toute la difficulté est de situer le moment exact de l’ovulation, qui est statistiquement le 14e jour après le premier jour des règles. En pratique, souvent un peu plus, souvent un peu moins et pas toujours identique d’un cycle sur l’autre… Certes, on peut également se fier aux modifications corporelles (température, consistance de la glaire cervicale…).

En bref, c’est peu commode, stressant et risqué

Carte Blanche Santé
Auteur : Isabelle Eustache