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Décision fin mai sur les médicaments Actos et Competact, selon l'Assaps

 

Ma santé

 

Le patron de l'agence du médicament (Afssaps) a assuré jeudi qu'il était "prêt à prendre fin mai une décision définitive et étayée" d'arrêt de la distribution des médicaments Actos et Competact "pris par 300.000 diabétiques", si une étude en cours confirmait un risque accru de cancer.

 

Le siège de L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé à Paris

Source photo : Stephane de Sakutin [AFP/Archives]


"Il y a un signal avec un risque de cancer de la vessie", dont 15 cas ont été notifiés en France, en lien avec la pioglitazone contenue dans ces deux médicaments, a dit à l'AFP le professeur Dominique Maraninchi, nommé en février à la tête de l'Afssaps, après l'affaire du Mediator.

L’Afssaps a lancé avec la Caisse nationale d’assurance maladie une large étude sur plus de 200.000 patients traités par pioglitazone en France entre 2006 et 2009 pour évaluer ce risque de cancer, a-t-il rappelé. Les premiers résultats de cette étude sont attendus fin mai.

"Je n'hésiterai pas à prendre la décision d'arrêt de la distribution", assure-t-il. "Fin mai, on pourra prendre une décision définitive et étayée, si l'étude montre un risque augmenté", selon lui.

Il souligne également qu'un processus de suspension avec réexamen du bénéfice/risque de cette substance a été lancé à l'échelle européenne.

Le patron de l'Afssaps assume la décision de ne pas avoir suspendu immédiatement ces deux médicaments comme le souhaitaient certains experts de l'Afssaps, tandis que les autres s'y opposaient

"Cela me paraît normal qu'il y ait des avis contradictoires entre experts des commissions - ils ont donné des avis opposés et j'ai tranché en décidant une mise en garde".

L'Afssaps "a fait une mise en garde qui a été adressée à tous les médecins et pharmaciens. On a prévenu l'Association française des diabétiques (AFD), c'est-à-dire les patients", a-t-il souligné.

"Les médecins traitants ont la possibilité de reconsidérer ce traitement" et "chaque personne qui en prend est candidat à la substitution depuis 15 jours", souligne le cancérologue,.

Ces médicaments sont prescrits à 50% par des médecins généralistes, précise-t-il en notant qu'"il y a 10.000 cas de cancers de la vessie par an en France", toutes causes confondues.

AFPSource AFP