Des associations pour l'avortement réclament des centres d'IVG autonomes
Trois associations très engagées pour le droit à l'avortement ont réclamé jeudi le développement de centres IVG (CIVG) autonomes alors qu'ils sont "systématiquement démembrés", affirment-elles dans un manifeste qui doit être remis au ministère de la Santé.

Source photo : Gent Shkullaku [AFP/Archives]
"Nous proposons que les CIVG soient généralisés dans le cadre d'une médecine de proximité, à l'encontre de ce que prône la politique de santé actuelle", écrivent dans ce texte le Planning familial, l'Association nationale des centres d'IVG et de contraception (Ancic) et la Coordination des associations pour le droit à l'avortement et à la contraception (Cadac).
Selon ces associations, les CIVG doivent être multipliés sous forme soit "de structure de l'établissement hospitalier", soit "de centre de santé public avec CIVG". "La pratique de l'IVG hors hospitalisation nécessite de modifier le code de la Santé publique", notent-t-elles.
Le manifeste propose "un maillage du territoire avec des structures de soins dédiées intra et extrahospitalières conventionnées avec un centre hospitalier comme dans d'autres pays européens tels la Belgique et les Pays-Bas".
A l'heure actuelle, la moitié des IVG ont lieu en milieu hospitalier par aspiration, sous anesthésie locale ou générale. L'autre moitié a lieu sous la forme médicamenteuse.
L'IVG médicamenteuse prescrite en médecine de ville est la solution la moins coûteuse pour l'assurance maladie. La femme souhaitant ce type d'IVG va voir son médecin et prend ses médicaments chez elle.
"L'IVG médicamenteuse hors établissements hospitaliers, par son moindre coût, a la faveur de la politique gouvernementale au détriment du choix des femmes", selon le manifeste.
Par ailleurs un collectif d'associations et de partis d'extrême gauche soutenant le centre IVG de l'hôpital Tenon (est parisien) a appelé à un rassemblement samedi autour de l'établissement pour s'opposer à une possible manifestation d'intégristes catholiques opposés à l'avortement.
Ce centre IVG, qui a rouvert après une longue interruption, a été le lieu de récents rassemblements de petits groupes intégristes. En 1987, il avait été le premier centre saccagé par des commandos "pro vie".
![]() | Source AFP modifié le 18/11/2011 |













