Des avancées dans le traitement de l'hépatite C
Des avancées viennent d'être réalisées dans le traitement de l'hépatite C, avec la mise au point d'un test pour prédire l'efficacité du traitement standard et l'arrivée, pour les patients en échec de traitement, d'une nouvelle génération de médicaments.

Source photo : Boris Horvat [AFP/Archives]
A l'heure actuelle, il n'existe aucun vaccin contre le virus de l'hépatite C (VHC), qui se transmet par le sang. 80% des personnes infectées par le VHC développeront une hépatite C chronique, qui constitue un facteur de risque élevé de cirrhose, voire de cancer du foie.
Des chercheurs de l'Inserm, de l'Institut Pasteur et de l'université Paris Descartes ont étudié les profils de 50 patients atteints d'hépatite C. Leurs travaux, publiés dans la revue américaine Journal of Clinical Investigation, montrent que le niveau de la protéine IP-10 dans le sang prédit, avant son démarrage, l'efficacité du traitement standard.
Ce traitement à base d'interféron associé à un antiviral, la ribavirine, est devenu le traitement de référence depuis une dizaine d'années. Mais il s'agit d'un traitement long, avec des effets secondaires importants (risque élevé de dépression), et qui ne permet une guérison complète que chez la moitié des patients traités.
Les travaux des chercheurs français vont permettre le développement par la société américaine Rules-Based Medicine d'un test pronostique, à partir d'une simple prise de sang, avec l'objectif d'une commercialisation prochaine.
"On a la possibilité, de façon assez sensible, d'identifier les non-répondeurs", a expliqué à l'AFP le Pr Stanislas Pol (université Paris Descartes - hôpital Cochin). "Ca leur évite un traitement qui peut attendre un ou deux ans qu'on ait des nouveaux produits à notre disposition", a-t-il ajouté.
L'Agence des produits de santé (Afssaps) vient d'ailleurs de délivrer une Autorisation temporaire d'utilisation (ATU) à deux nouvelles molécules en attente d'autorisation de mise sur le marché (AMM), le Bocéprévir (Schering-Plough) et le Télaprévir (Janssen-Cilag).
Ces deux nouvelles molécules sont des inhibiteurs de protéase (qui agissent sur le cycle de multiplication du virus). Elles peuvent être utilisées chez des malades cirrhotiques en échec de traitement avec les médicaments classiques, et ne concernent que le génotype 1 du virus (le sous-groupe du VHC le plus fréquent en Occident).
Plus de 170 millions de personnes sont atteintes d'hépatite C chronique dans le monde, 237.000 en France. On enregistre entre 2.700 et 4.400 nouvelles contaminations et 2.600 décès par an, selon l'association SOS hépatites.
![]() | Source AFP modifié le 07/01/2011 |













