Des consommateurs demandent le développement d'alternatives au bisphénol A
L'association de défense des consommateurs CLCV appelle mardi les professionnels et les pouvoirs publics à "se mobiliser pour développer des alternatives fiables au bisphénol A (BPA), en priorité pour les aliments de la petite enfance".

Source photo : Mychèle Daniau [AFP/Archives]
Le BPA est un composé chimique que l'on trouve dans le polycarbonate, un plastique transparent employé notamment dans des contenants alimentaires tels que les biberons, bouilloires, bonbonnes d'eau, revêtements intérieurs de boîtes de conserve ou canettes, ainsi que dans des amalgames dentaires.
Les autorités sanitaires considèrent qu'il ne présente pas de risque alors que des études scientifiques, mises en avant par des associations, disent l'inverse.
Les autorités canadiennes, considérant que le BPA a des effets "sérieux" et "potentiellement irréversibles" sur le "développement du système nerveux central et le comportement", vient de classer le BPA comme substance toxique.
En France, le Parlement a interdit en juin la fabrication et la commercialisation de biberons contenant du bisphénol A, se refusant cependant d'interdire tous les plastiques contenant ce composé chimique.
Mais "le BPA est présent dans de nombreux contenants alimentaires et certaines boîtes de lait infantile pourraient faire partie des sources directes d'exposition des bébés", souligne la CLCV dans un communiqué.
L'association appelle donc les professionnels et les pouvoirs publics à "se mobiliser pour développer des alternatives fiables", "en priorité pour les aliments de la petite enfance".
Elle souhaite "qu'un état de lieux des solutions déjà existantes ou envisageables soit rapidement dressé" et que les éventuels plastiques de substitution fassent "l'objet d'une évaluation approfondie permettant de garantir qu'ils sont effectivement plus sûrs que le BPA".
Cette "question délicate" nécessite "d'importants efforts de recherche et d'évaluation", selon la CLCV, pour qui "les méthodes d'expertise permettant d'évaluer les effets sur le long terme de faibles doses de contaminants chimiques (BPA ou autres) restent à mettre au point".
![]() | Source AFP modifié le 27/10/2010 |













