Deux fois plus d'Alzheimer chez les dépressifs
Le fait de souffrir d'une dépression pourrait doubler le risque de développer plus tard une maladie d'Alzheimer. Cette étude américaine a porté sur près de 1000 personnes âgées en moyenne de 79 ans.
En début de suivi, aucune n’était atteinte de maladie d’Alzheimer. En revanche, 13% étaient dépressives. Après une dizaine d’années de suivi, 164 sujets ont développé une démence. On constate par ailleurs que 22% des personnes déprimées au début d’étude ont été touchées par la maladie d’Alzheimer, contre seulement 17% de celles qui n’étaient pas dépressives. Autrement dit, les sujets dépressifs voient leur risque de démence augmenter de 70%. Comment expliquer cette relation ? L’inflammation du tissu cérébral chez les dépressifs pourrait contribuer au développement de la maladie d’Alzheimer. Le mode de vie des personnes dépressives pourrait aussi favoriser l’apparition de démence : mode alimentaire, sédentarité, etc.
En attendant d’en savoir plus sur cette association, il semble opportun de dépister toute dépression et de la prendre en charge. Il est alors peut-être possible de retarder ou d’empêcher l’apparition d’une éventuelle maladie d’Alzheimer.

Auteur : ISABELLE EUSTACHE
Source : Saczynski J. et coll., Neurology, édition en ligne accélérée, 6 juillet 2010.Source image : Fotolia








