Diététique: Bruxelles s'attaque aux marchands de vent
La Commission européenne a décidé lundi d'obliger l'industrie de la diététique et des compléments alimentaires à apporter la preuve scientifique des allégations dont elle pare ses produits pour pouvoir les commercialiser.

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Des produits organiques dans un supermarché bio

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La proposition de règlement soumises aux Etats et au Parlement européen veut mettre un terme aux messages trompeurs, a expliqué Bruxelles.
"Il s'agit de réguler un marché actuellement opaque", soulignent les services du commissaire John Dali, responsable de la Santé et des consommateurs.
Barres protéinées, boissons pour sportifs, confitures pour diabétiques, aliments pour femmes enceintes, compléments alimentaires pour le troisième âge: le marché s'est considérablement développé depuis une trentaine d'années pour le plus grand profit des industriels et des publicitaires, car il n'est pas encadré au niveau européen.
Jusqu'à présent, les industriels n'avaient aucune obligation d'apporter la preuve de l'efficacité de leurs produits. Si le règlement présenté lundi est approuvé, les industriels devront prouver leurs allégations. Il leur faudra démontrer scientifiquement les bienfaits de leurs produits pour la nutrition ou la santé à l'Agence européenne pour la sécurité des aliments (Efsa) basée à Parme, en Italie.
En outre, l'appellation "diététique" va disparaître des étiquettes.
Mais Bruxelles n'entend pas supprimer les produits actuellement sur le marché, a insisté la Commission pour parer aux critiques. C'est à l'industrie de faire le ménage et les industriels ont déjà commencé à soumettre leurs dossiers à l'Agence, ont expliqué les collaborateurs de M. Dalli.
La Commission espère que cette proposition pourra être adoptée en 2012 et entrer en application en 2015.
![]() | Source AFP modifié le 21/06/2011 |













