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Distilbène : la 3ème génération est touchée elle aussi !

 

Ma santé

 

Mauvaise nouvelle, les effets du Distilbène se perpétuent jusqu?à la 3ème génération. En effet, les petits-enfants des femmes ayant été traitées par le Distilbène dans les années 50 à 70 pour prévenir le risque de fausse couche, présentent eux aussi un risque accru de malformation.

 

Une étude vient de démontrer que les garçons dont la grand-mère avait pris du Distilbène présentent 40 à 50 fois plus de risques de malformations du pénis.

Rappelons que le Distilbène a été prescrit aux femmes enceintes entre 1948 et 1976. Cette hormone de synthèse était utilisée pour prévenir les fausses couches. En France 200.000 femmes ont ainsi été traitées et quelque 100.000 bébés y ont été exposés in utero. Ce n’est qu’au bout de 30 années de prescription que le Distilbène a été interdit, en 1977 précisément. Et ce, à la suite d’études prouvant que les bébés exposés au Distilbène présentaient des risques accrus de malformations : des tumeurs vaginales chez les filles et des malformations génitales chez les garçons ou hypospadias*.

C’est cette même malformation qui est aujourd’hui retrouvée chez les petits garçons de 3ème génération. La fréquence de cette malformation est de 0,2% dans la population. Elle passe à 8,2% chez les garçons issus «de grand-mères Distilbène ».

* L’hypospadias se caractérise par une position anormale de l’orifice de l'urètre, sur la face inférieure du pénis au lieu d’être situé à son extrémité. Cette malformation se corrige par une intervention chirurgicale vers l’âge d’un an.

 

Carte Blanche Santé
Auteur : ISABELLE EUSTACHE
Source : Kalfa N. et coll., Fertility and Sterility, 2011 Apr 1. Source image : Fotolia.com