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Don de gamètes, recherche sur l'embryon: Bertrand pour le statu quo

 

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A quelques jours de l'examen par les députés en première lecture du projet de révision des lois de bioéthique, le ministre de la Santé Xavier Bertrand s'est dit favorable au maintien de l'anonymat du don de gamètes et du principe d'interdiction de la recherche sur l'embryon.

 

Le ministre de la Santé Xavier Betrand quitte le palais de l'Elysée, le 26 janvier 2011.

Source photo : Lionel Bonaventure [AFP/Archives]


"A titre personnel, je suis en faveur du maintien de l'anonymat du don qui est un principe fondamental de notre droit et je l'assume", a déclaré le ministre dans un entretien publié jeudi par l'hebdomadaire chrétien La Vie. "Par ailleurs, nous avons à tenir compte de la position prise par la commission de l'Assemblée nationale", a-t-il ajouté.

Les députés de la commission spéciale de bioéthique ont décidé, à la quasi-unanimité, de maintenir l'anonymat du don de gamètes, dont le projet gouvernemental, préparé par Roselyne Bachelot lorsqu'elle était ministre de la Santé, prévoyait la levée.

En ce qui concerne la recherche sur l'embryon et les cellules souches embryonnaires, M. Bertrand a estimé que la position de la loi de 2004 "reste la bonne : une interdiction, mais avec des dérogations très encadrées". Cette formule, a expliqué M. Bertrand, "prend en compte la dimension particulière de l'embryon humain, mais permet aussi à la recherche de progresser pour le bien de tous".

Le ministre s'est par ailleurs déclaré opposé à une modification introduite en commission, l'autorisation de transfert post-mortem d'embryons (après le décès du père).

"Peut-on sciemment décider de faire naître un enfant sans père? Je ne le crois pas", a-t-il dit. "De même, je m'interroge sur la possibilité, pour une jeune femme, de donner des ovocytes avant d'avoir eu elle-même des enfants", a-t-il ajouté.

De son côté, Mme Bachelot a défendu la suppression de l'anonymat pour les dons de sperme et d'ovocytes, dans une tribune publiée le week-end dernier dans Le Figaro.

"L'ouverture d'une possibilité d'accès aux origines est une mesure de progrès qui permet de mieux prendre en compte l'intérêt de l'enfant", a-t-elle affirmé, ajoutant que "chaque parlementaire mérite de se prononcer en conscience".

AFPSource AFP
modifié le 04/02/2011