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Drogue/salle de consommation supervisée: projet marseillais au stade de la réflexion

 

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La mise en place à Marseille d'une salle de consommation supervisée où les drogués pourraient s'injecter des produits sous supervision de personnel de santé, en est au "stade de la réflexion", a annoncé lundi à l'AFP Patrick Padovani, adjoint au maire chargé de ces questions.

 

Un homme se pique une veine avec une seringue

Source photo : Martin Bureau [AFP/Archives]


Lundi dernier, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot avait annoncé à Vienne lors de la conférence internationale sur le sida "une concertation avec tous les partenaires concernés et notamment les collectivités locales" sur les salles de consommation supervisées.

Des associations avaient affirmé que la ministre leur avait garanti un financement public pour des projets de salles de ce type à Marseille et Paris.

"Tout cela fait l'objet d'une précipitation très importante. Nous en sommes aujourd'hui au stade de la réflexion", a déclaré le Dr Padovani, adjoint au maire de Marseille, chargé notamment de la toxicomanie et du sida.

"Nous avons entamé cette réflexion avec quatre municipalités -Paris, Marseille, Lille et Le Havre- autour d'une association qui s'appelle +les élus locaux en santé et territoire+", a-t-il précisé. Trois ou quatre réunions ont eu lieu à Paris, a-t-il ajouté.

Il s'agit de lutter contre la toxicomanie de rue. "Nous avons aujourd'hui beaucoup de SDF et de personnes en déshérence qui font des +shoots+ dans des parkings, des hall d'immeubles ou sur la voie publique. Le principe de ces salles est d'accompagner un risque pour éviter une overdose et les contaminations du sida et surtout de l'hépathite C", a-t-il expliqué.

Les salles où les personnes dépendantes de la drogue peuvent s'injecter des produits dans de bonnes conditions d'hygiène et sous supervision de personnel de santé, "existent déjà à Bilbao, Montréal ou Genève et ça marche très bien".

"Nous avons la volonté de nous engager sur ces dispositifs mais nous n'avons pas encore structuré l'action, c'est-à-dire que nous ne savons pas encore comment les concevoir ni qui va le faire -associatif ou municipal-. On ne sait pas non plus quels financements vont être à l'origine de ces structures", a-t-il précisé.

"A partir de fin novembre, nous pourrons déjà avoir l'idée d'un cahier des charges", a dit M. Padovani.

AFPSource AFP
modifié le 27/07/2010