Du cancer de la prostate au cancer colorectal
Des gastro-entérologues américains viennent de montrer que les personnes atteintes d'un cancer de la prostate présentaient un risque accru de développer des polypes précancéreux du côlon.
Les personnes concernées ont donc intérêt à mettre en place, en collaboration avec leur médecin, un programme personnalisé de dépistage du cancer colorectal.
Au cours de cette étude, près de 2000 hommes ont passé une coloscopie, examen de diagnostic des polypes du côlon. On constate ainsi que les sujets ayant un cancer de la prostate présentent plus souvent des polypes précancéreux du côlon : 48% contre 31% chez les autres.
En cas de cancer de la prostate, il peut donc être opportun de faire des examens de dépistage plus précis, plus précocement et de façon plus rapprochée. Rappelons que dans la population générale, le dépistage du cancer colorectal repose sur un test Hémocult II (recherche de sang dans les urines), tous les deux ans à partir de 50 ans. Si le test est positif, la confirmation est obtenue par coloscopie. La coloscopie est réalisée sans faire d’Hémocult au préalable en cas d’antécédents familiaux de cancer du côlon et en cas de symptômes comme du sang dans les selles ou de troubles du transit récents.

Auteur : ISABELLE EUSTACHE
Source : Conférence annuelle de l\'American College of Gastroenterology (ACG), du 15 au 20 octobre 2010, San Antonio (Texas).Source image : Fotolia.com








