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Environ 3,5 millions de Français aident un proche malade ou âgé

 

Ma santé

 

Entre 3,3 et 3,7 millions de personnes en France aident régulièrement un proche malade, âgé ou handicapé, et la plupart d'entre eux (71%) aimeraient être pris davantage en considération par les pouvoirs publics, selon un sondage BVA/Fondation Novartis publié lundi.

 

Une femme tient la main de son mari, qui souffre de la maladie d'Alzheimer

Source photo : Sebastien Bozon [AFP/Archives]


Cette étude, qui porte sur un panel de 1.023 aidants familiaux interrogés entre novembre 2008 et juin 2010, est publiée à l'occasion du lancement par le gouvernement de la première journée des "aidants" familiaux qui aura lieu le 6 octobre.

Parmi ces aidants, dont le statut a été reconnu par la loi en 2005, 46% ont une activité professionnelle et sont à 60% des femmes, indique l'enquête.

Les aidants disent apporter d'abord un soutien moral (cité par 96% des aidants), de la surveillance (88%), de l'aide aux tâches domestiques (68%), pour la gestion financière et administrative (60%), pour les activités élémentaires de la vie quotidienne (41%), pour les soins ou les médicaments (39%), une aide financière (22%).

Si une large majorité (90%) des aidants affirme arriver à concilier vie familiale et vie professionnelle, 9% pensent ne pas y parvenir.

Pour autant, 70% des personnes interrogées évoquent des répercussions négatives sur leurs loisirs, sorties ou leurs départs en week-end, 57% sur leur forme physique, 56% sur leur situation financière, 53% sur leur vie intime et sexuelle, et 49% sur leur vie professionnelle, 49% sur leur moral.

71% des aidants interrogés s'estiment "insuffisamment aidés et considérés" par les pouvoirs publics.

Quand on leur demande ce qui les a poussés à aider un proche, 75% des aidants citent "les liens affectifs", 55% évoquent "leurs valeurs de vie", 48% le "devoir". Loin derrière suivent la "satisfaction personnelle" (10%), le fait de "bien savoir le faire" (8%), le fait de pas avoir le choix financièrement (7%). Seuls 6% évoquent le fait que la personne aidée le leur avait demandé.

AFPSource AFP
modifié le 05/10/2010