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Euthanasie: le Conseil de l'Ordre rappelle les termes de la loi

 

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Le conseil départemental de l'Ordre des médecins des Pyrénées-Atlantiques, dont dépend l'urgentiste de Bayonne soupçonné d'euthanasie active, a tenu mercredi à "rappeler avec force" les termes de la loi sur la fin de vie.

 

Le Centre hospitalier de la Côte Basque à Bayonne où un médecin urgentiste est soupçonné d'euthanasie, le 11 août 2011

Source photo : Gaizka Iroz [AFP/Archives]


"Nous ne pouvons que rappeler avec force les termes de la loi, en l'occurrence la loi Léonetti du 22 avril 2005. Chacun peut et doit la lire", indique le conseil départemental dans un communiqué publié deux semaines après la mise en examen de Nicolas Bonnemaison, le 12 août à Bayonne.

Le conseil rappelle "l'obligation absolue de soulager toujours la douleur", mais souligne que "nous en avons tous les moyens sans porter atteinte à la vie même du patient".

"Toute décision de l'abréger, plus gravement encore si ce geste est solitaire, sans réflexion collégiale et concertation avec la famille, relève d'un homicide volontaire", indique ce texte.

Dans un entretien accordé mercredi à Sud-Ouest, le président du conseil départemental, Marc Renoux, fait part de l'intention de cet organisme de prendre contact avec Nicolas Bonnemaison avant de "décider de porter, ou non, plainte devant la chambre disciplinaire du conseil régional de l'Ordre des médecins, à Bordeaux".

La cour d'appel de Pau examinera le 6 septembre l'appel du parquet de Bayonne concernant la remise en liberté de ce médecin urgentiste qui est soupçonné d'avoir abrégé la fin de vie de patients âgés.

AFPSource AFP
modifié le 26/08/2011