Évictions des allergènes respiratoires
Depuis une vingtaine d'années, le nombre d'allergiques et d'asthmatiques a considérablement augmenté. Aujourd'hui, un Français sur cinq est concerné par l'allergie et dans un cas sur deux, cette allergie est respiratoire. Comment s'en prémunir ? Procéder à l'éviction des allergènes.
La fréquence et la gravité de l'asthme et des allergies respiratoires sont en relation avec l'accroissement de la densité des allergènes inhalables dans l'environnement domestique et la multiplication des facteurs déclenchants ou aggravants (stress, infections, poussières, pollution chimique, tabagisme passif, facteurs climatiques, etc.). Bref, l'évolution de notre mode de vie et de nos activités est largement incriminée.
Concrètement, comment procéder à l'éviction des allergènes respiratoires ?
Éviction des allergènes d'acariens
Diminuer l'humidité de l'habitat : extraction d'air des pièces humides (cuisine, salle de bain) et aération fréquente des pièces, particulièrement de la chambre à coucher, notamment en ouvrant les fenêtres régulièrement.
Éliminer les nids à poussières : passage quotidien de l'aspirateur partout où la poussière peut s'accumuler (sols, particulièrement sous le lit, moquettes, tapis, matelas, sommiers, tissus muraux, rideaux, canapés, jouets en peluche?), privilégier le chiffon humide pour le ménage et éviter le balai, le plumeau ou le chiffon sec qui remettent la poussière en suspension, préférer des draps et des couvertures en tissu synthétique, des matelas en mousse et non en laine et/ou protégés hermétiquement dans des housses plastiques, préférer les tapis en fibres synthétiques et les revêtements de sol en vinyle.
Éliminer les acariens : utiliser un acaricide et passer ensuite soigneusement l'aspirateur afin d'éliminer les acariens, les larves et les ?ufs morts.
Évictions des allergènes d'animaux domestiques
Éviction de l'animal ou maintien à l'extérieur.
Les allergènes d'animaux restent longtemps en suspension dans l'air contrairement aux allergènes d'acariens. Et après le départ d'un chat, 16 à 24 semaines s'écoulent avant que le taux d'allergènes ne devienne similaire à celui d'une maison sans chat.
Si l'on ne peut se séparer de son animal : humidification du pelage du chat (cela diminue la production d'allergène par la peau), limiter moquettes et meubles capitonnés, employer un aspirateur muni de filtres absolus, installer des purificateurs d'air équipés de filtres absolus.
Éviction des allergènes de blattes
Éviter de laisser traîner de la nourriture et des déchets alimentaires.
En cas d'infestation, faire appel à un service spécialisé pour traiter tout l'immeuble.
Éviction des moisissures allergisantes
Lutter contre l'humidité : aération des locaux et particulièrement des pièces humides, vérification du bon fonctionnement des bouches d'extraction d'air vicié.
Élimination des traces de moisissures avec de l'eau de javel, mais tenir éloignées les personnes sensibles.
Éviction des polluants chimiques intérieurs
Il en existe quatre sources majeures : les matériaux de combustion, d'aménagement et de décoration, qui dégagent des composés organiques volatils (COV), les appareils de combustion, qui dégagent du monoxyde de carbone, les activités humaines (produits d'entretien, cosmétiques, aérosols?) et le tabagisme.
Assurer une ventilation suffisante.
Éliminer la poussière domestique par nettoyage humide.
Entretenir les appareils de combustion.
Limiter les expositions aux composés organiques volatils et aérer avant et après l'utilisation de produits susceptibles d'en dégager.

Auteur : ISABELLE EUSTACHE
Source : Dossier de presse Institut UCB de l\'allergie, mars 2007.








