Fukushima: "légère baisse de la contamination interne" des enfants
Les enfants habitant à proximité de la centrale de Fukushima présentent une "légère baisse de la contamination interne" qui demeure cependant, notamment à travers l'alimentation, plus d'un an après la catastrophe nucléaire, selon un laboratoire français indépendant.

Source photo : Tomohiro Ohsumi [AFP/Pool/Archives]
Ce laboratoire, l'Association pour le contrôle de la radioactivité de l'Ouest (Acro), suit, via des résultats d'analyses d'urine, la santé des enfants qui résident au Japon, à proximité de la centrale mais aussi bien au-delà.
Selon les dernières analyses, en tout 59 réalisées entre mars et juin, "aucun des résultats des analyses sur des enfants à Tokyo et sa banlieue ne présente de contamination radioactive, à l'exception d'un enfant de la ville de Matsudo" (nord est de Tokyo).
Mais même loin de la centrale, "des enfants présentent toujours une contamination de leurs urines" dans la province de Fukushima mais aussi dans les provinces voisines de Miyagi et Tochigi. "Ces contaminations sont faibles, mais persistent dans le temps", selon le laboratoire.
L'Acro donne pour exemple Kurihara (province de Miyagi), au nord de Fukushima, où ces contaminations ont été observées sur "des enfants d'agriculteurs qui mangent des produits de la ferme".
Mais "dans tous les cas, il y a une légère baisse de la contamination interne, ce qui montre malgré tout l'utilité de ce genre de test qui permet aux personnes concernées de faire attention, notamment à leur alimentation (voie actuellement prépondérante de la contamination interne)", note le laboratoire.
L'association a aussi été sollicitée pour réaliser des tests en France et en Corée sur des aliments en provenance du Japon mais n'a trouvé "aucune contamination dans ces produits".
En mars, lors de la dernière diffusion de ses analyses réalisées entre décembre 2011 et février 2012, l'Acro avait repéré des contaminations, au césium 134 et césium 137, d'enfants vivant jusqu'à 220 km de la centrale.
Le laboratoire avait alors déjà mis l'accent sur le fait que la persistance de cette contamination "montre aussi que la contamination des enfants vient de l'alimentation et non du panache" radioactif consécutif à la catastrophe.
![]() | Source AFP modifié le 18/07/2012 |









