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Génériques: Sanofi-Aventis s'allie à un laboratoire japonais

 

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Le groupe pharmaceutique français Sanofi-Aventis et le petit laboratoire japonais Nichi-Iko ont annoncé officiellement vendredi un accord de partenariat assorti d'un volet capitalistique dans le domaine des médicaments génériques.

 

Le directeur général de Sanofi-Aventis Christopher Viehbacher lors de l'Assemblée générale du groupe à Paris le 17 mai 2010

Source photo : Eric Piermont [AFP/Archives]


Selon les éléments divulgués dans un communiqué, Sanofi-Aventis et Nichi-Iko vont créer en juin une société conjointe, Nichi-Iko Sanofi-Aventis, que détiendra à 51% le groupe français et à 49% son partenaire nippon, afin de proposer des médicaments génériques sur le marché japonais.

Afin de sceller ce partenariat, Sanofi-Aventis va également prendre une petite part du capital de Nichi-Iko à la faveur de l'émission de nouvelles actions par ce dernier.

Sanofi-Aventis va acquérir un peu plus de 1,52 million de titres Nichi-Iko, soit 4,66% de part de capital, devenant ainsi le troisième actionnaire de Nichi-Iko, à quasi égalité avec le deuxième. Chaque nouveau titre sera proposé à 2.894 yens, ce qui porte l'investissement de Sanofi-Aventis à 4,41 milliards de yens (environ 40 millions d'euros).

Nichi-Iko souhaite utiliser cet argent pour rembourser des dettes contractées pour la construction d'une usine, afin d'assainir sa structure financière.

Le directeur général de Sanofi-Aventis, Christopher Viehbacher, avait confié jeudi lors d'une conférence de presse à Tokyo être intéressé par le marché des génériques au Japon.

La proximité d'un partenariat avec Nichi-Iko avait été éventée dans la presse japonaise jeudi, mais non confirmée sur le moment par la direction de Sanofi-Aventis.

Une nouvelle rencontre avec les journalistes doit avoir lieu à Tokyo lundi 31 mai, selon une porte-parole de Sanofi-Aventis à Tokyo. Les parties concernées devraient alors donner plus de détails sur leurs intentions et objectifs communs.

Le marché des médicaments génériques est encore peu développé au Japon, plafonnant à 20% en volume (8% en valeur), en raison notamment de réticences des patients.

Le rapide vieillissement de la population entraînant une augmentation des dépenses de santé, le recours plus important aux médicaments génériques est considéré comme un des moyens de freiner ce mouvement naturel.

Le gouvernement japonais aimerait que la part desdits génériques soit portée à 30% d'ici à 2013.

Alors que le marché japonais des nouveaux médicaments est assez difficile d'accès pour les groupes extérieurs, l'extension de l'offre de produits génériques est perçue comme un moyen de mieux s'installer dans l'archipel.

Un partenariat local peut en ce sens constituer une passerelle pour les étrangers au Japon, et un tremplin vers les autres pays pour les acteurs japonais du secteur, de petite taille au niveau mondial.

Nichi-Iko, bien que modeste, est un des principaux fabricants de génériques au Japon. Créé en 1965, il possède cinq sites de production au Japon ainsi qu'une base de clientèle solide.

Cette entreprise, cotée en Bourse depuis 1980, a totalisé un chiffre d'affaires de 54,8 milliards de yens (487 millions d'euros) pour son exercice clos fin novembre 2009, et dégagé un bénéfice net de 3,76 milliards de yens.

D'autres groupes pharmaceutiques japonais ont aussi posé leurs jalons pour doper les ventes de génériques.

En 2008, le laboratoire japonais Daiichi Sankyo a acquis la firme indienne Ranbaxy, une opération censée lui permettre d'enrichir sa gamme de produits génériques, domaine d'excellence de Ranbaxy.

AFPSource AFP
modifié le 28/05/2010