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Hôpitaux franciliens: réflexion autour d'une réduction des services de nuit

 

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Une note de l'Agence régionale de Santé (ARS) d'Ile-de-France prône la réduction du nombre de blocs opératoires de nuit à un seul par département, mais son directeur général Claude Evin a indiqué à l'AFP que "rien n'(était) arrêté" et que la "concertation" se poursuivait.

 

L'ancien ministre socialiste de la Santé et directeur de l'Agence régionale de Santé (ARS) d'Ile-de-France, Claude Evin, le 30 septembre 2009 à Paris

Source photo : Miguel Medina [AFP/Archives]


"Un seul bloc opératoire devrait être ouvert pendant 24 heures dans chaque département" d'Ile-de-France contre six à onze actuellement, car ils "tournent au ralenti", selon ce document dévoilé dimanche par Le Parisien.

Intitulée "Permanence des soins hospitaliers, organisation et financement", cette note a été présentée lors d'une réunion à l'ARS en juillet dernier.

Contacté par l'AFP, M. Evin a souligné que la réflexion n'était pas achevée, la note n'étant qu'un "document de travail" qui n'a "rien de confidentiel".

"Si, effectivement, la concertation conclut au fait que c'est nécessaire de maintenir un service entre 18H30 et minuit, on le maintiendra. A ce jour rien n'est arrêté, on est vraiment en pleine concertation", a affirmé le directeur général de l'ARS d'Ile-de-France.

"Je pense qu'on en arrivera à un consensus; moi, en tout cas, je prendrai mes responsabilités car il en va de la sécurité de la prise en charge des patients", a-t-il poursuivi, avant d'ajouter: "Je ne peux pas laisser des moyens quand on n'en a pas besoin, et ne pas en avoir quand on en a besoin pour prendre en charge des patients".

Selon le document de l'ARS, "cette rationalisation doit aboutir à assurer un égal accès aux soins sur tout le territoire (...) et rendre le dispositif plus efficient". Un projet analogue serait à l'étude pour la province, selon Le Parisien.

L'Association des médecins urgentistes de France (Amuf) a dénoncé dans un communiqué une "logique uniquement financière". "Nous ne sommes pas là pour répondre à des objectifs de productivité, nous sommes présents pour répondre à l'inattendu et à l'imprévisible", souligne-t-elle.

"Les SAMU, déjà fortement sollicités, devront en plus répondre en urgence à des demandes de transferts pour déplacer des patients vers l'unique hôpital départemental", qui "sera débordé", estime encore l'Amuf.

Le terme "nuit", dans le document de l'ARS, englobe la période de 18H30 à 08H00, ce qui a provoqué les critiques de médecins.

"On met dans le même panier la période 18H00-minuit, pendant laquelle la vie continue et où les patients arrivent en masse à l’hôpital, et la période après minuit où l'activité est quasi nulle", a déploré dans Le Parisien François Aubard, président de la Coordination médicale hospitalière.

Mais pour M. Evin, ce seuil a été retenu "parce que la garde commence à 18H30 jusqu'au matin, c'est la situation actuelle". "S'il faut faire ce qu'on appelle une demi-garde, on organisera une demi-garde", a-t-il dit.

Dans certains hôpitaux, "on n'a pas de patients la nuit, mais des médecins physiquement présents", qui récupèrent le lendemain, quand des patients sont présents alors qu'on "a parfois du mal à pouvoir avoir effectivement un nombre suffisants de médecins dans la journée", a encore expliqué M. Evin.

Une réunion de concertation doit réunir le 30 septembre les présidents de la cinquantaine de conférences médicales d'établissements publics habilités à recevoir des urgences le soir, la nuit et le week-end que compte l'Ile-de-France, ainsi que les représentants de la Fédération régionale hospitalière.

AFPSource AFP
modifié le 06/09/2010