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Il faut traiter vite en cas de co-infection forte sida/tuberculose

 

Ma santé

 

Des études font apparaître qu'en cas de co-infection tuberculose/virus du sida, il faut traiter rapidement non seulement contre la tuberculose mais contre le sida quand l'infection au VIH est forte, ce qui peut faire gagner des centaines de milliers de vies.

 

Le Pr Jean-François Delfraissy, président de l'Agence de recherches sur le sida, le 30 juillet 2008à Paris

Source photo : Pierre Verdy [AFP/Archives]


Les résultats de deux études sur le sujet ont été présentés cette semaine à l'occasion de la 18ème Croi (Conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes), qui a réuni plus de 4.000 chercheurs spécialisés dans le sida du 27 février au 2 mars à Boston (Etats-Unis).

Le Pr Jean-François Delfraissy, président de l'Agence de recherches sur le sida, qui faisait le point de la Croi vendredi à Paris devant des journalistes, a rappelé qu'une étude française, l'essai Camelia, avait fait apparaître, il y a six mois, que les patients très infectés devaient démarrer tout de suite un traitement antirétroviral, concomitamment avec le traitement anti-tuberculeux.

Une étude présentée à la Croi, réalisée en Afrique du sud, va dans le même sens que l'essai Camelia, et "conclut au bénéfice de traiter les patients co-infectés de façon précoce" quand le nombre de leurs CD4 (les globules blancs qui concourent à l'immunité) est tombé très bas, a-t-il précisé.

Une troisième étude, américaine, qui compare des personnes co-infectées traitées tôt et d'autre traitées plus tard, semble diverger de ces résultats, puisqu'elle ne voit pas de différence de mortalité. Mais il s'agissait de personnes moins avancées dans l'infection, pour lesquelles, selon le Pr Delfraissy, il convient effectivement d'attendre quelques semaines avant de traiter contre le sida, "pour qu'il y ait moins d'effets secondaires".

"Si on traite les personnes co-infectées de façon précoce quand elles sont très immunodéprimées, il peut y avoir un gain de mortalité de 40%, et 300.000 morts de moins par an", a souligné le Pr Delfraissy.

Des publications sur le sujet devraient intervenir "dans les semaines à venir", a-t-il indiqué.

AFPSource AFP
modifié le 07/03/2011