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Implants mammaires PIP: les voisins de la France privilégient une surveillance rapprochée

 

Ma santé

 

La France vient de recommander aux quelque 30.000 femmes porteuses d'implants mammaires PIP de se faire retirer leurs prothèses à titre préventif. Comment ont réagi les autorités d'autres pays européens vers lesquels ces implants ont été exportés ?

 

Une photographie d'un implant mammaire produit par PIP (Poly Implant Prothese)

Source photo : Sebastien Nogier [AFP/Archives]


ROYAUME-UNI

Au Royaume-Uni, où 42.000 femmes portent des implants fabriqués par la société Poly implant prothèse (PIP), le ministère de la Santé "ne conseille pas" aux femmes de se les faire retirer.

"Nous respectons le point de vue du gouvernement français, mais aucun autre pays n'a pris la même décision parce que nous n'avons pas actuellement d'éléments qui la justifierait", a déclaré Dame Sally Davies, principal conseiller médical du gouvernement britannique.

"Au vu de ces éléments et dans la mesure où le retrait de ces implants représente un risque en lui-même, nous ne conseillons par le retrait", a-t-elle ajouté dans un communiqué, conseillant cependant aux femmes qui le souhaitent de consulter leur chirurgien.

BELGIQUE

L'agence belge des médicaments a prôné vendredi l'examen systématique des femmes porteuses de prothèses mammaires PIP, recommandant également leur retrait en cas de problèmes et une discussion avec leur chirurgien sur un retrait "préventif", même sans signe clinique.

Dans son nouvel avis, l'agence belge "insiste sur le suivi des patientes concernées" qui "doivent bénéficier systématiquement d’un examen clinique et des examens radiologiques appropriés".

"Toute rupture, suspicion de rupture ou de suintement d'une prothèse doit conduire à son explantation, ainsi qu’à celle de la seconde prothèse".

En outre, une explantation préventive, même sans signe clinique de détérioration des implants, "doit être discutée avec les femmes concernées".

ESPAGNE

En Espagne, les autorités sanitaires restent sur leur position.

L'Agence espagnole des médicaments et produits sanitaires (AEMPS) conseille depuis le 31 mars 2010 à toutes les femmes opérées de vérifier dans leurs dossiers médicaux si elles portent ce type d'implants. Dans l'affirmative, l'AEMPS ne demande cependant pas aux femmes de se les faire retirer, mais leur conseille de prendre rendez-vous avec leurs chirurgiens pour vérifier l'état des prothèses.

Si le spécialiste détecte ou soupçonne une rupture de la prothèse, "il faudra l'extraire", explique l'AEMPS. Si la prothèse semble en bon état, la marche à suivre sera déterminée entre la patiente et son chirurgien.

ALLEMAGNE

L'Institut fédéral pour les produits médicaux (BfArM), sous la tutelle du ministère de la Santé, n'a pas lancé de recommandation générale pour un retrait des prothèses PIP. Les autorités allemandes privilégient une évaluation du risque au cas par cas.

Il est donc seulement recommandé aux femmes de consulter leur médecin ou un centre médical pour prendre une décision sur leurs prothèses et se protéger des risques éventuels.

SUISSE

La Suisse, où un porte-parole de l'agence sanitaire Swissmedic évoque quelque 280 femmes concernées, maintient ses recommandations en vigueur. Pas d'explantation à titre préventif, mais un contrôle régulier tous les 6 mois.

AFPSource AFP
modifié le 29/12/2011