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Inauguration d'un laboratoire de recherche sur la rage unique en France

 

Ma santé

 

Un nouveau laboratoire d’étude et de recherche sur la rage et la pathologie des animaux sauvages, qui sera référent au niveau européen, a été inauguré vendredi à Malzéville (Meurthe-et-Moselle) par le directeur de l’Agence française de sécurité sanitaires des aliments (AFSSA).

 

Un laborantin montre, le 16 août 2004 à Lentilly (Rhône), un flacon d'un vaccin contre la rage

Source photo : Martin Bureau [AFP/Archives]


"Le laboratoire réalisera des travaux de recherche ainsi que des analyses pour les autorités sanitaires et les professionnels, et effectuera des contrôles sur la qualité et la sécurité des vaccins et sérums antirabiques", a expliqué le directeur général de l’AFSSA, Marc Mortueux.

Le laboratoire confiné, classé en niveau 3 (sur 4), manipulera des agents infectieux mortels, notamment ceux de la rage et de l’échinococcose alvéolaire.

"Ici, c’est le seul laboratoire en France qui va faire des diagnostics, de la production de vaccins et de la recherche appliquée, pour les animaux sauvages", a indiqué Paul Martin, directeur scientifique adjoint de l’AFFSA, alors que l’Institut Pasteur à Paris est compétent pour la rage humaine.

La structure doit notamment être le référent d’essais inter-laboratoires dans l’Union européenne, "un peu comme un centre d’étalonnage des laboratoires européens", a-t-il poursuivi.

"Quand un laboratoire voudra une confirmation, c’est à nous qu’il s’adressera", a précisé le directeur scientifique.

En France la rage, qui contaminait autrefois chiens et renards, concerne désormais les chauves-souris, "mais n’est quasiment pas transmissible à l’homme".

La maladie peut toutefois être importée, notamment du Maghreb où de nombreux chiens sont contaminés.

"Ca a été le cas à Bordeaux en 2004, lorsque quelqu’un est revenu avec un chien enragé du Maroc" provoquant une alerte sanitaire sans précédent, a expliqué Paul Martin.

AFPSource AFP