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Infarctus: adoptez le bon réflexe, appelez le 15

 

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En cas d'infarctus, pour réduire au maximum les délais de prise en charge qui conditionnent la survie du patient, une campagne d'information "appeler le 15" sera lancée en avril auprès du public de cinq départements pilotes.

 

Une équipe du SAMU 21 (Côte d'Or) transporte un patient victime d'un infarctus dans le service de cardiologie d'un hôpital à Dijon le 21 novembre 2001

Source photo : Eric Feferberg [AFP/Archives]


Moins de 50% des Français appellent le 15 lorsqu'ils ressentent les douleurs de la crise cardiaque, constate une étude de l'observatoire Stent for Life sur la prise en charge de l'infarctus du myocarde, rendue publique mardi.

La douleur thoracique, signe révélateur de l'infarctus, ressentie dans 93,5% des cas, est bien reconnue pour la quasi-totalité des patients. Mais, face à ces douleurs, un quart des patients ne passe pas d'appel pour obtenir de l'aide et moins de 50 % a le réflexe d'appeler le 15 pour une intervention du SAMU - ce qui est le premier geste recommandé pour être pris en charge au mieux et dans les délais.

Brochures, affiches dans les salles d'attentes des médecins, insertions dans la presse régionale, application iPhone Infarctus (kit d'urgence à destination du grand public pour reconnaître les signes de l'infarctus et adopter les bons réflexes) font partie de cette campagne.

L'étude porte sur 5 départements pilotes représentatifs du territoire : le Nord, l'Essonne, la Haute-Savoie, la Côte d'Or et la Haute-Garonne.

Encore trop de patients ont le réflexe d'appeler leur médecin généraliste, SOS Médecins, ou leur cardiologue. "Le réflexe du 15 n'est pas encore entré dans les moeurs. Il faut que cela soit systématique lorsque des douleurs à la poitrine sont ressenties", selon le professeur Martine Gilard, coordinatrice du projet en France.

Autre erreur à ne pas commettre: "aller aux urgences soi même".

Le projet Stent for Life a été lancé par une association européenne de spécialistes, l'European Association of Percutaneous Cardiovascular Interventions (EAPCI) dans six pays.

AFPSource AFP
modifié le 22/03/2011