Accueil > Mag Santé > Ma santé > "Infarctus, une question de vie": campagne nationale de sensibilisation

"Infarctus, une question de vie": campagne nationale de sensibilisation

 

Ma santé

 

Les cardiologues ont lancé mardi une campagne sur l'infarctus, alors que moins d'un Français sur deux sait identifier la douleur dans la poitrine comme alerte et, même s'il sait que chaque minute compte, que moins d'un sur trois sait qu'il faut appeler le Samu, selon une enquête Ipsos.

 

Une équipe du SAMU 21 (Côte d'Or) transportent un patient victime d'un infarctus dans le service de cardiologie d'un hôpital à Dijon le 21 novembre 2001

Source photo : Eric Feferberg [AFP/Archives]


Un défibrillateur sur le mur de l'office du tourisme de Valloire, en Haute-Savoie, en février 2008

Source photo : Jean-Pierre Clatot [AFP/Archives]


Déclinée à la radio puis à la télévision entre janvier et mars, cette campagne interpelle tout un chacun: "Et vous, où en êtes-vous côté coeur?" (www.infarctus-info.org).

Objectif: sensibiliser aux facteurs de risques à éviter, aux bons réflexes à adopter face aux signes annonciateurs de l'infarctus et à sa prise en charge, non seulement en phase aiguë mais aussi après, pour prévenir les récidives.

Toutes les 40 minutes en moyenne une personne meurt d'infarctus en France, où l'on dénombre 100.000 nouveaux cas d'infarctus (crise cardiaque) chaque année.

En cas de crise cardiaque, marquée par une douleur intense dans la poitrine pouvant irradier à la mâchoire, à l'épaule, au bras gauche, mais aussi se manifester par une douleur apparemment digestive, un seul geste: appeler le 15, rappelle le Dr Patrick Goldstein, spécialiste des urgences.

Pourtant, seul un quart des patients atteint d'un infarctus nécessitant une "re-perfusion" (déboucher l'artère nourricière du coeur obstruée) en extrême urgence est pris en charge par le Samu en moins de 90 minutes entre l'apparition de la douleur et le traitement.

Seuls 14% de ceux qui téléphonent à leur médecin généraliste arrivent à être traités en moins de 2 heures contre 55% de ceux passant directement par le Samu. "Le temps reste en moyenne de 4h30 en France", déplore le Dr Michel Hanssen.

20 millions de Français seraient à risque de maladies cardiovasculaires, deuxième cause de mortalité chez les hommes, et première chez les femmes. Diabète, hypertension, manque d'activité physique, tabagisme, excès de graisses sanguines sont des facteurs de risque.

Six mois après l'hospitalisation pour un premier infarctus, 4 patients sur 10 ne suivent pas les recommandations de traitement de la Haute Autorité de Santé, malgré le danger de récidive.

Après un infarctus, un patient qui reste sédentaire, continue à fumer et à avoir une hygiène alimentaire inadaptée a un risque de nouvelle crise cardiaque dans les six mois multiplié par 3,8.

(Enquête Ipsos pour la firme AstraZeneca auprès d'un échantillon représentatif de 6.621 personnes de 25 ans et plus réalisée entre le 8 octobre et le 10 novembre 2010).

Le site de la campagne

AFPSource AFP
modifié le 12/01/2011