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Infertilité : faut-il faire maigrir le futur père ?

 

Nutrition

 

C?est connu, en cas de surpoids ou de maigreur, le poids peut influer sur la fertilité des femmes. Qu?en est-il des hommes ? Leur poids peut-il interférer avec la fertilité et être responsable de difficultés à concevoir un enfant ?

 

Près de 2.000 hommes de 12 pays européens ont été suivis. La qualité du sperme a été déterminée (volume, pH, concentration en spermatozoïdes, mobilité, forme…) tandis que les hommes ont été répartis en 4 groupes selon leur indice de masse corporelle (IMC) : en dessous de 18 ou maigreur, entre 18 et 25 ou poids normal, entre 25,1 et 30 ou surpoids et au-delà de 30 ou obésité. Rappelons que l’indice de masse corporelle se calcule en divisant deux fois le poids par la taille.

Après avoir tenu compte de l’âge des sujets, on constate que la qualité du sperme diminue progressivement à mesure que le poids augmente. Le nombre de spermatozoïdes diminue de 10% entre les hommes de poids normal et ceux qui sont en surpoids et de 20% par rapport aux sujets obèses. La mobilité des spermatozoïdes est également de 10% plus faible chez les sujets obèses par rapport aux hommes de poids normal. Enfin, l’azoospermie (absence de spermatozoïde) est également plus fréquente chez les personnes obèses (3,8% contre 1% en cas de poids normal).

En conclusion, le poids du père joue un rôle très important quant à la qualité du sperme, ce qui se répercute défavorablement sur la fertilité du couple et se traduit par des difficultés à concevoir. En pratique, le poids du futur père doit être considéré lors des consultations prénatales et pour cause d’infertilité.

 

Carte Blanche Santé
Auteur : ISABELLE EUSTACHE
Source : Cohen-Bacrie P. et al., Congrès de l\'European society of human reproduction (Eshre), juillet 2011. Crédit image : © Guy Erwood Fotolia.com