Infirmières : le travail de nuit est très risqué pour le c?ur
Le 02/11/2011 Ã 19:00
Le travail de nuit a déjà été associé à une augmentation du risque cardiovasculaire. Cette étude s?est intéressée plus particulièrement aux infirmières qui prennent leur poste de nuit. En résumé, après 15 ans de travail posté, elles présentent un risque accru de 74% de développer un syndrome métabolique (ensemble de signes annonciateurs d'une maladie cardiaque).
Le syndrome métabolique désigne une association de plusieurs des 5 facteurs de risque suivants :
1. Obésité abdominale : tour de taille supérieur à 102 cm pour un homme et 88 cm pour une femme.
2. Hypertension artérielle.
3. Glycémie élevée.
4. Excès de triglycérides.
5. Faible niveau de HDL-cholestérol (bon cholestérol).
La présence de celui-ci a été recherché chez 227 infirmières américaines âgées de 22 à 66 ans et exerçant en milieu hospitalier, occupant différents types de postes : employées administratives, techniciennes de laboratoire, infirmière de jour, de nuit.
On remarque ainsi que le travail de nuit est associé à un risque accru de syndrome métabolique et plus précisément, les antécédents de travail posté durant plus de 6 ans et le fait de travailler 12 heures d’affilée ou plus ou par quart de rotation.
À noter que les autres facteurs de risque de syndrome métabolique sont l’âge (âge supérieur à 45 ans) et la ménopause.
Au final, un syndrome métabolique est dépisté chez 8% des infirmières de nuit ayant exercé durant moins de 6 ans, chez 18% des infirmières après 6 à 15 ans et chez 74% des infirmières ayant occupé un poste de nuit pendant plus de 15 ans.
En conclusion, les postes de nuit augmentent réellement et fortement le risque cardiovasculaire. Ce phénomène s’explique par le fait que le travail de nuit perturbe le rythme biologique, affecte la durée et la qualité du sommeil, mais également la vie sociale, notamment le temps passé en couple et en famille, bien connu pour influencer la qualité de vie et l’état de santé…

Auteur : ISABELLE EUSTACHE
Source : Tranmer J. et al., Heart & Stroke Foundation, octobre 2011.Crédit images : Fotolia.com © Yuri Arcurs












