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Insuffisances pulmonaires 7 ans après chez des secouristes du 11-Septembre

 

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Une grande partie des pompiers et secouristes new-yorkais qui ont respiré la poussière produite par l'effondrement du World Trade Center n'avaient pas retrouvé leurs fonctions pulmonaires normales sept ans après, selon une vaste étude publiée mercredi.

 

Un pompier de New-York sur les débris du World Trade Center, le 14 septembre 2001

Source photo : Preston Keres [AFP/Archives]


Cette recherche, menée sur près de 13.000 secouristes et pompiers de la ville de New York, est basée sur 62.000 mesures individuelles des capacités respiratoires, précisent les auteurs de l'étude parue dans le New England Journal of Medicine daté du 8 avril.

"Se trouver à Ground zero --le site des attentats du 11 septembre 2001-- était tellement unique comme expérience que personne ne pouvait alors anticiper l'impact sur les fonctions pulmonaires", relève le Dr David Prezant, professeur de médecine à la faculté Albert Einstein à New York et principal auteur de la recherche.

Les examens conduits sur les pompiers qui se trouvaient sur les lieux ont montré qu'un grand nombre d'entre eux ont subi une très forte diminution de leurs fonctions pulmonaires, quasiment dans les six mois après le 11-Septembre.

Et ces réductions des capacités respiratoires ont persisté au cours des six ans et demi qui ont suivi, a poursuivi ce médecin.

Pour le Dr Prezant et son équipe, la priorité est d'identifier les personnes les plus touchées afin de leur fournir les traitements pouvant améliorer leur qualité de vie et empêcher une nouvelle détérioration de leurs fonctions pulmonaires.

Cette recherche fait suite à une étude précédente publiée en 2006 dans l'American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine, dans laquelle le Dr Prezant avait évalué les capacités pulmonaires des pompiers et autres personnels d'urgence new-yorkais dans les douze mois après les attaques du 11 septembre.

Dans cette recherche, il avait déterminé que les pompiers et autres secouristes avait subi une réduction de leur capacité pulmonaire plus de douze fois supérieure au déclin normal lié au vieillissement.

Les plus importantes pertes de capacités des poumons avaient alors été observées parmi ceux arrivés sur les lieux le matin du 11 septembre, quand la poussière était la plus dense.

Ces médecins ont effectué des mesures de spirométrie tous les douze à dix-huit mois sur les 12.781 pompiers et autres personnels médicaux d'urgence ayant participé au secours. La spirométrie mesure le volume d'air expiré dans une seule respiration.

Or, la proportion des membres ce groupe n'ayant jamais fumé et dont la fonction pulmonaire était inférieure à la normale est passée de 3 à 18% durant la première année après le 11-Septembre chez les pompiers et de 12 à 22% chez le personnel médical.

Ces chiffres étaient encore d'environ 13% chez les pompiers et de 22% chez les personnels d'urgence sept ans après.

Cette importante diminution persistante des fonctions pulmonaires dans le groupe étudié s'expliquerait "par une exposition quotidienne répétée à des concentrations très élevée de particules solides en suspension dans l'air ainsi qu'à des émanations gazeuses chimiques", écrivent les auteurs de l'étude.

AFPSource AFP
modifié le 08/04/2010