Interdire la recherche sur l'embryon, la "meilleure" solution, selon Xavier Bertrand
Le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, a affirmé mardi devant les députés que l'interdiction de la recherche sur l'embryon avec dérogations "reste la bonne et la meilleure position" alors que les députés se sont alignés en commission sur les sénateurs en l'autorisant.

Source photo : Mehdi Fedouach [AFP/Archives]
"Le gouvernement souhaite maintenir le principe d'interdiction sous dérogations", a-t-il affirmé à l'ouverture de l'examen du projet de révision des lois de bioéthique en deuxième lecture à l'Assemblée. "La position choisie en 2004 reste la bonne et la meilleure", a-t-il poursuivi.
"Nous n'avons pas versé dans l'osbcurantisme", a-t-il martelé, en réponse à une question du député PS Alain Claeys, président de la commission spéciale élargie sur la bioéthique.
"Nous prenons en compte la dimension particulière de l'embryon humain et nous n'empêchons pas la recherche de progresser", a-t-il poursuivi, citant les chiffres de dérogations, "69 et 41 équipes".
Les députés ont décidé le 11 mai en commission une autorisation encadrée de la recherche sur l'embryon et les cellules souches embryonnaires, au lieu du régime actuel d'interdiction assortie de dérogations.
Mais le rapporteur UMP du texte, Jean Leonetti, va déposer un amendement pour rétablir le régime d'interdiction, soulignant que "la grande majorité des députés" n'est "pas favorable" à l'autorisation.
Xavier Bertrand a qualifié le texte de "projet équilibré" et a précisé en matière de diagnostic prénatal: "nous refusons toute sélection d'enfant à naître" et indiqué qu'il fallait "respecter le droit des femmes".
Le cardinal archevêque André Vingt-Trois avait exprimé lundi la crainte que les modifications introduites dans le projet de loi de bioéthique par le Sénat ne constituent "un recul de la civilisation" si l'Assemblée nationale -qui les examine à partir de mercredi- les entérine.
Cinquante-huit députés de la majorité (UMP, Nouveau Centre et villiéristes) ont eux dénoncé les "graves dérives" du projet de loi bioéthique, visant en particulier l'autorisation de la recherche sur l'embryon, dans une tribune à l'hebdomadaire Valeurs Actuelles.
![]() | Source AFP modifié le 25/05/2011 |













