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Japon: le risque pour la santé publique est minime selon l'OMS

 

Ma santé

 

Les risques pour la santé publique causés par les fuites radioactives survenues dans des centrales nucléaires au Japon sont minimes, a estimé lundi l'Organisation mondiale pour la santé (OMS), alors que l'inquiétude grandit face à la menace nucléaire.

 

Une équipe de secouristes à Natori, dans la préfecture de Miyagi au Japon, le 14 mars 2011

Source photo : Mike Clarke [AFP]


"D'après ce que l'on sait pour l'instant sur les niveaux de radioactivité, le risque de santé publique est minime pour le Japon", a déclaré un porte-parole de l'OMS, Gregory Hartl, interrogé par l'AFP.

"Cela veut dire que si quelqu'un est touché, les risques ne sont pas très grands", a-t-il précisé.

M. Hartl a souligné que "très peu" de radiations "se sont échappées des vapeurs" des réacteurs nucléaires endommagés au Japon. "En plus, a-t-il ajouté, tout le monde était déjà évacué" lorsque les différents incidents ont été enregistrés.

Selon l'OMS, pour l'instant 22 personnes habitant dans les environs de centrales nucléaires ont enregistré de "faibles niveaux de radiation".

Dans un communiqué publié à Lyon (centre-est de la France), la Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité (Criirad) invite M. Hartl "à lui communiquer au plus vite (et à publier sur son site internet) les données chiffrées sur lesquelles il s'appuie pour affirmer que les +fuites sont minimes+ et que +très peu+ de radioactivité s'est échappée des réacteurs endommagés".

"Comment M. Hartl explique-t-il le débit de dose de 1,5 mSv/h mesuré à proximité de la centrale de Fukushima Daiichi, débit de dose supérieur à 10.000 fois le niveau normal (supérieur à la limite maximale admissible sur 1 an pour le public), si ce n'est pas des rejets qui n'ont rien de +minimes+ ?", ajoute la Criirad.

Créée à Valence (sud de la France) après l'accident de Tchernobyl, l'association souhaite connaître "les activités totales rejetées depuis le 11 mars par les différents réacteurs accidentés" et les "trajectoires suivies par les panaches radioactifs et l'activité volumique de l'air à différentes distances" de la centrale de Fukushima.

Le Japon tente d'éviter un accident nucléaire majeur après de nouvelles explosions dans la centrale de Fukushima endommagée à la suite du plus puissant séisme de son histoire, suivi d'un tsunami dévastateur.

AFPSource AFP
modifié le 16/03/2011