L'ablation des trompes de Fallope pourrait prévenir le cancer ovarien
Des chercheurs canadiens estiment que l'ablation des trompes de Fallope réduirait de 30% les décès dus au cancer de l'ovaire, selon une communication dévoilée cette semaine à Vancouver.

Source photo : Mychele Daniau [AFP/Archives]
Certaines femmes sont porteuses de la mutation du gène BRCA qui prédispose au développement des cancers du sein, de l'utérus et de l'ovaire. Pour prévenir la maladie, elles subissent une hystérectomie totale (utérus, ovaires, trompes).
Or, "en étudiant les organes de ces femmes, on s'est aperçu que les premiers signes du cancer n'apparaissent pas dans les ovaires, mais dans les trompes de Fallope", explique à l'AFP le docteur Sarah Finlayson, du programme de recherche réalisé par l'Hôpital Général de Vancouver et l'Agence contre le cancer de la province canadienne de Colombie-Britannique (ouest).
Les trompes des femmes qui n'ont pas cette prédisposition génétique montraient la même chose, indiquant que le cancer des ovaires épithélial, la forme la plus commune et meurtrière de la maladie, est en fait un cancer des trompes de Fallope.
Ce cancer touche une femme sur 70 au Canada et le taux de survie à 5 ans est seulement de 37%. Car, même traité une fois, le cancer récidive. De plus, "les symptômes sont très diffus, les femmes sont donc diagnostiquées très tard, quand le cancer est déjà avancé", souligne la gynécologue-oncologue canadienne.
L'hystérectomie ou la ligature des trompes sont des opérations "très courantes". La première est utilisée pour traiter les femmes souffrant de règles trop douloureuses, d'endométriose ou de fibrose. La seconde permet une contraception définitive.
"Dans tous les cas, nous disons: ne laissez pas les trompes de Fallope, c'est là que le cancer se développe", conclut la scientifique, qui espère que cette découverte entraînera un changement des pratiques gynécologiques au Canada et dans le monde.
![]() | Source AFP modifié le 13/09/2010 |













