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L’anémie

 

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L’anémie correspond à une diminution du taux d’hémoglobine dans le sang. L’hémoglobine est un pigment contenu dans les globules rouges qui assure le transport de l’oxygène dans le sang, des poumons vers les différents tissus.

 

Il existe plus de 200 causes d’anémie

L’anémie la plus fréquente est dite ferriprive, c’est-à-dire qu’elle est due à un manque de fer dans l’organisme : apports alimentaires insuffisants, hémorragie (interne ou externe), ulcère notamment, règles très abondantes, etc. La grossesse est aussi un moment à risque d’anémie car le fœtus puise dans les réserves de sa mère pour assurer sa croissance.

Parmi les autres causes, citons : une carence en vitamine B12 et en acide folique (vitamines nécessaires à la fabrication des globules rouges), une incapacité à produire les cellules sanguines (maladie auto-immune, exposition à des substances toxiques, chimiothérapie, radiothérapie, certains médicaments), une destruction trop rapide des globules rouges (déficience immunitaire, certains antibiotiques ou anti-hypertenseurs), la drépanocytose (hémoglobine anormale), la thalassémie (maladie caractérisée par une diminution de la durée de vie des globules rouges), une insuffisance rénale (faible production de globules rouges), un déficit en glucose-6-phosphate déshydrogénase (détérioration précoce des globules rouges), etc.

Quels sont les symptômes d’une anémie ?

Les deux principaux symptômes sont :

  • Une pâleur de la peau (particulièrement de la paume des mains) et des muqueuses (muqueuse de la bouche).
  • La fatigue, pouvant aller de la fatigue à l’effort uniquement à la fatigue au repos lorsque l’anémie est sévère.


A cela peuvent s’ajouter : une irritabilité, une baisse des aptitudes physiques et intellectuelles, un manque de souffle (dyspnée), des douleurs thoraciques, une sensation de froid dans les membres, etc.

Mais il existe également des signes non spécifiques, qui dépendent de l’origine de l’anémie : chute de la tension artérielle, insuffisance cardiaque, soif importante, œdème, augmentation du volume de la rate, ictère, etc.

Concernant l’anémie ferriprive, certains symptômes sont assez classiques en plus de la pâleur et de la fatigue : ongles fragiles et cassants, cheveux rares et fins, modification des muqueuses digestives, atrophie de la muqueuse de la langue, difficulté à avaler, modification du goût, etc.

 

Le diagnostic de l’anémie

Un simple bilan sanguin avec numération de la formule sanguine (NFS), annonçant le taux d’hémoglobine dans le sang, est un bon indicateur. Les valeurs normales varient avec l’âge et le sexe. Classiquement, on parle d’anémie si le taux d’hémoglobine est inférieur à 13g/dl chez l’homme et à 12g/dl chez la femme.

Ensuite, le diagnostic repose sur l’hémogramme, examen cytologique du sang au microscope, permettant de déterminer la couleur, la taille et la forme des globules rouges, utile pour déterminer le type d’anémie.

A savoir

Depuis le 15 mai 2008, le taux d’hémoglobine dans le sang est contrôlé avant chaque don de sang. Ce nouveau procédé contribue à la qualité des prélèvements sanguins, ainsi qu’à protéger les donneurs qui présentent une anémie et à les dépister afin qu’ils puissent bénéficier d’un traitement.

Les traitements

Le traitement est celui de la cause. Quant aux transfusions, elles sont réservées aux anémies dont la cause n’a pas de traitement. La greffe de moelle osseuse est un dernier recours.

S’il s’agit d’un manque de fer, on augmente les apports en ce minéral. On peut également prescrire des compléments alimentaires en fer, en vitamines B12 et/ou en acide folique.

Si un médicament est en cause, on peut diminuer le dosage ou changer de classe thérapeutique. On peut recourir à des immunosuppresseurs lorsque le système immunitaire est à l’origine de l’anémie.
Et enfin, certains traitements permettent de stimuler la production des globules rouges ou de rectifier certaines anomalies de fabrication.

Comment booster ses apports alimentaires en fer ?

Dans de nombreux cas, la meilleure façon est de prévenir l’anémie et donc la carence en fer.
Une alimentation équilibrée laissant une large part aux aliments riches en fer, en vitamine B12 et en acide folique permet d’y arriver assez facilement : viande rouge, légumes à feuilles (épinards, choux, salades), céréales enrichies en vitamines, fruits à coques.

A noter que la vitamine C favorise l’assimilation du fer, alors que le calcium la bloque.

Carte Blanche Santé
Auteur : Isabelle Eustache
Sources : Encyclopédie pratique de la nouvelle médecine, Centre Duke de médecine intégrée avec David Servan-Schreiber, Robert Laffont.