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L'anticoagulant clopidogrel accroîtrait le risque d'effets secondaires graves

 

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L'anticoagulant clopidogrel accroîtrait le risque d'effets secondaires graves chez certains patients atteints de maladies vasculaires et présentant des variations génétiques spécifiques, selon une recherche parue mardi.

 

Des boîtes de l'anticoagulant Clopidogrel, le 10 janvier 2007 à Miami

Source photo : Robert Sullivan [AFP/Archives]


Cette recherche parue dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) daté du 27 octobre s'appuie sur une analyse des données de neuf études déjà publiées portant sur 9.685 patients.

Elle indique que l'utilisation de cet anticoagulant, ou antiplaquettaire, chez des malades ayant des variantes fréquentes d'un certain gène et qui subissent une intervention pour se faire poser un petit ressort, ou "stent", afin de maintenir une artère ouverte, ont un risque accru d'accident cardiovasculaire fatal, écrivent les auteurs de ces travaux.

Le plus grand danger pour ces malades est la formation d'un caillot au niveau du "stent" ou prothèse endovasculaire, précisent ces chercheurs.

Le clopidogrel, commercialisé notamment sous le nom de Plavix par les groupes pharmaceutiques américain Bristol-Meyers Squibb et français Sanofi-Aventis, l'un des antiplaquettaires les plus souvent prescrits, a montré son efficacité pour réduire le risque cardiovasculaire chez des malades subissant des angioplasties coronariennes.

"Mais il y a un degré élevé de variations chez les individus dans leur réponse au clopidogrel", souligne le Dr Jessica Mega, du Brigham and Women's Hospital et de la faculté de médecine de l'université de Harvard à Boston (Massachusetts, nord-est), principal auteur de cette analyse.

L'analyse des données de ces neuf études laisse penser que l'effet de l'antiplaquettaire clopidogrel varie selon des variantes du gène CYP2C19.

Sur les 9.685 patients des neuf études analysées, 6.923 ou 71,5% ne présentaient pas de telles variantes, 2.544 (26,3%) en présentaient une et 218 (2,2%) en présentaient deux.

"Comparativement aux patients dépourvus de ces variantes génétiques ceux qui en sont porteurs ont eu un risque nettement plus grand de mortalité par infarctus ou consécutive à une attaque cérébrale", écrivent ces chercheurs.

Dans un éditorial accompagnant cette étude, le Dr Valentin Fuster, de la faculté de médecine Mount Sinai à New York relève que cette analyse montre que "près d'un patient sur trois ne bénéficie pas d'une protection contre des accidents cardiovasculaires avec des doses standard de clopidogrel".

"Etant donné que l'usage de cet antiplaquettaire est très répandu pour traiter les malades souffrant d'affections cardiovasculaires, déterminer les doses optimales de cet antiplaquettaire pour les individus --en fonction de leur profil génétique-- est nécessaire", ajoutent-ils.

AFPSource AFP
modifié le 27/10/2010