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L'AP-HP veut réduire ses dépenses de 276 millions d'euros d'ici 2014

 

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L'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) prévoit de réduire ses dépenses de plus de 276 millions d'euros au cours de la période allant de 2010 à 2014 afin de redresser sa situation financière, selon un document interne dont l'AFP a eu copie.

 

Entrée de l'hôpital Ambroise Paré, le 13 mai 2005 à Paris

Source photo : Jack Guez [AFP/Archives]


Cet "effort d'efficience" sera particulièrement fort entre 2010 et 2012, avec environ 56 millions d'euros d'économies pour 2010 et 73 millions en 2011 et en 2012, puis 37 millions en 2013 et en 2014, selon ce document dont l'existence a été dévoilé lundi par le journal Les Echos.

Le plan de réorganisation de l'AP-HP pour les cinq prochaines années, dont la préparation suscite de vifs remous, doit être adopté en septembre.

Le plan stratégique précédent "a été marqué sur le plan financier par une forte augmentation de la dette (+87%) et par une dégradation du résultat principal en 2009 (-93,5 millions d'euros)", souligne le document.

La direction de l'AP-HP souhaite revenir à l'équilibre financier en 2012 tout en rationalisant et améliorant l'offre de soins. Elle prévoit notamment de réunir en 12 groupes hospitaliers les 37 hôpitaux de l'AP-HP.

Le projet de plan stratégique 2010-2014, sur lesquels les membres du conseil de surveillance de l'AP-HP se penchent actuellement, évoque la "reconstruction conjointe sur un site à définir" des hôpitaux Bichat et Beaujon et le "nécessaire transfert des activités d'hospitalisation complète de l'Hôtel Dieu dans un délai rapide" vers l'hôpital Cochin.

Selon ce projet, chaque groupe hospitalier devra offrir un "socle" d'activités indispensables (urgences, réanimation, soins intensifs, consultations externes, chirurgie générale et traumatologique) ainsi que des missions de service publique (prise en charge des personnes précaires ou handicapées), et possèdera par ailleurs des spécialisations propres.

Pour le professeur Bernard Granger, du Mouvement de Défense de l'Hôpital Public, un des leaders de la contestation de la réorganisation de l'AP-HP, ce plan est "à la fois un catalogue de bonnes intentions et un plan qui prévoit des économies".

Il souligne que le chiffre de 4.000 suppressions de postes d'ici 2012 a de nouveau été évoqué lors de la réunion du conseil de surveillance, le 13 juillet dernier.

"Ce qui a le plus marqué les esprits, c'est l'attitude de Claude Evin (directeur de l'Agence Régionale de Santé d'Ile-de-France, ndlr), qui a émis beaucoup de réserves sur le plan et qui voulait obtenir des chiffres sur son efficience", ajoute-t-il.

AFPSource AFP