L'ensemble des drogues de synthèse cathinones classé comme stupéfiant
"Engrais", "sels de bains" : l'ensemble des drogues de synthèse de la famille des cathinones est désormais classé comme stupéfiants, en raison de leur toxicité et des risques d'abus et de dépendance, annonce jeudi la direction générale de la santé (DGS).

Source photo : Koen van Weel [AFP/Archives]
Certaines de ces substances étaient déjà inscrites sur la liste des stupéfiants au même titre que l'héroïne ou la cocaïne, ou sur la liste des psychotropes.
Mais l'apparition de nouvelles formes de cathinones et "la survenue de cas d'intoxication, parfois graves, ont conduit le ministère chargé de la Santé à classer l'ensemble de cette famille de substances sur la liste des stupéfiants", note la DGS (ministère de la Santé) dans un communiqué.
Ces produits sont vendus sur internet sous des appellations diverses type "NRG", "engrais", "sels de bain", "miaou-miaou" (ndlr : méphédrone déjà classée comme stupéfiants)....
A l'état naturel, la cathinone est une substance (un alcaloïde) extraite des feuilles de khat, plante d'Afrique utilisée pour ses propriétés stimulantes et hallucinogènes. Elle possède une structure proche des amphétamines.
La plupart des cathinones qui circulent sont des drogues de synthèse, souvent consommées avec de l'alcool ou d'autres stupéfiants (cocaïne, cannabis, kétamine, MDMA).
Les effets négatifs les plus fréquemment rapportés sont une agitation, des palpitations, une tachycardie, des vomissements et des maux de tête, selon la DGS.
La plupart des cathinones sont apparues récemment dans l'Union européenne, même si certains produits de cette classe relèvent d'une consommation plus ancienne.
Leur consommation est en augmentation en France et en Europe.
Cette décision, notifiée par arrêté au Journal Officiel du 2 août, fait suite à une proposition de l'agence du médicament (ANSM) "après avis de la Commission nationale des stupéfiants et des psychotropes et repose sur les critères établis par l'OMS pour l'examen des substances psychoactives en vue d'un contrôle international", précise la DGS.
"Devant les cas d'intoxication, parfois graves, l'ANSM met en garde les usagers sur la toxicité présentée par ces drogues et maintient une surveillance renforcée".
![]() | Source AFP modifié le 18/08/2012 |









